Camp LibertyEn iran

Les résidents du camp Liberty privés de nourritures et d’eau: les Etats unis et l’ONU restent silencieux

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OFFICIAL WIRE – June 30, 2012 – En 1942, ce n’est que lorsqu’un nouveau concept a surgi – que les Allemands ont entrepris la destruction totale des Juifs, que le mouvement clandestin de la jeunesse n’a pas eu d’autre  choix que de se lever et de se battre, même si cela n’a offert aucune chance de survie. Le stratagème consistant à anéantir des milliers d’habitants dans les ghettos de Varsovie grâce à une politique de famine a été perturbé grâce au courage de résister.

Le Camp Liberty a été le théâtre d’un possible parallèle historique avec la tragédie qui a entaché la dignité humaine.

Une semaine seulement après que le chef du camp Liberty, Sadeg Kazem, ait été arrêté par la police française pour être entendu par un tribunal espagnol, les résidents du camp Liberty ont été victimes des harcèlements intenses des agents irakiens qui empêchèrent la livraison de nourriture et d’eau dans le camp.

Les représentants des résidents ont demandé à plusieurs reprises aux représentants de la MANUI de contraindre l’Irak à respecter ses engagements et ont exigé que la police inspecte les camions de nourritures, mais cela a été rejeté par le Comité de répression, qui agit pour le compte du bureau de Maliki et à la demande de Téhéran.

Pendant l’animosité imposée, les résidents ont perdu leurs camarades qui avaient été tragiquement affectés au camp d’Achraf au cours des deux dernières années de siège et à présent au camp Liberty. Les résidents continuent de se plaindre des harcèlements sévères commis par les agents en tenu civil en violation du protocole d’accord signé entre les Nations Unies et l’Irak.

La honte consistant à être empêché d’entrer au Parlement européen et aux Nations Unies à Genève est tombée sur le chef de la délégation irakienne, George Yacoub Bakoos, responsable du Comité pour la répression d’Achraf et sur le conseiller politique de Nouri al-Maliki. Dans une interview avec la télévision gouvernementale irakienne, le 27 juin, M. Bakoos a  joué la carte de Téhéran quand il  affirma que les résidents dans les deux camps n’avaient pas d’autre statut que celui de leur inscription sur la liste noire américaine.

Le secrétaire d’Etat américain et le porte-parole Département ont jusqu’à présent nié les effets fatals de l’inscription des Moudjahidines du peuple (OMPI) sur la liste. Selon l’agence de presse Fars affiliée au Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne (CGR) le 27 Juin, rapportée par l’AFP, Georges Bakoos dit : « La présence des Moudjahidines du peuple en Irak était illégale et illégitime depuis le début ».

L’opposition a réagi aux poursuites en justice à travers une déclaration qui met en lumière un nouveau stratagème émanant de Téhéran.

La déclaration en appelle aux revendications de Bakoos qui sont des mensonges fabriqués par Téhéran, tout en réitérant le statut établi des résidents mis en évidence par les Forces multinationales en 2004 et tel que délivré par le gouvernement irakien selon sa constitution. Les résidents d’Ashraf et de Liberty sont tous entrés légalement en Irak durant les années 1980 et leur séjour en Irak a été en accord avec les lois irakiennes qui leur fourni le droit d’asile (article 34 de la Constitution provisoire de 1970, paragraphe« B »de l’article 12 de la résidence étrangère numéro 118 en 1978, paragraphe 5 du second article 210 ratifié le 5 décembre 2000, qui a été approuvé le 25 janvier, 2002). Leur droit à la résidence et l’asile a été confirmé dans 45 avis juridiques et dans 5 rapports internationaux provenant d’experts juridiques internationaux et irakiens et émanant aussi de juriste de l’Association du Barreau du Royaume Uni, du Comité international des avocats d’Achraf et du « Comité international à la recherche de la justice ».

Le statut des résidents a été attesté par les tribunaux irakiens dans un certain nombre de décisions de justice en 2005 et en 2006 tandis que le représentant spécial de l’ONU, Martin Kobler, confirmait les droits des résidents d’Achraf selon les lois internationales humanitaires lors de la réunion du Conseil de sécurité du 6 décembre 2011.

Deux mille résidents d’Achraf ont été transférés vers un nouvel lieu considéré par de nombreux législateurs internationaux comme une «prison» dans le but de priver les membres de l’opposition des besoins de base et de les dissuader d’agir contre Téhéran.

Selon la déclaration du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) l’issue de ces réclamations et de ces stratagèmes prouve seulement que le projet de « lieu temporaire de transit (TTL) a échoué » et « continue à imposer des restrictions aux membres de l’opposition dans les deux camps afin de servir le fascisme religieux en Iran » en violation directe des lois irakiennes, les Conventions de Genève, le protocole d’entente, des lettres de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies (RSSG), des déclarations du HCR et des décisions des tribunaux en Irak, en Europe ».

L’auteur de l’article, Fabian Mahmoudi, est un journaliste indépendant.

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