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Appel transatlantique au président Obama à la veille de sa rencontre avec le premier ministre irakien à Washington

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Un reportage sur un conference a Paris sur la sujet d’achraf

Le 10 décembre, pour la Journée internationale des droits humains et à la veille de la rencontre de Barack Obama avec Nouri Maliki à Washington, des personnalités américaines et européennes appellent le président américain à annuler l’échéance du 31 décembre de fermeture d’Achraf et le déplacement forcé de ses habitants et mettent en garde contre un massacre et une catastrophe humanitaire imminente à Achraf.

Des personnalités politiques, juridiques et de hauts officiers supérieurs d’Amérique et d’Europe, ont souligné dans leur appel que le président américain devra dans sa rencontre avec le premier ministre irakien le 12 décembre prochain, lui demander d’annuler l’échéance répressive du 31 décembre et le déplacement forcé des Achrafiens, de coopérer avec le HCR en le laissant commencer immédiatement la procédure de réinstallation des Achrafiens dans des pays tiers.

Ils sont souligné que vu deux massacres en trois ans à Achraf, tout déplacement à l’intérieur de l’Irak est un prélude à un massacre des habitants et un plan commun du régime iranien et du gouvernement irakien.

Cet appel a été lancé dans une conférence internationale organisée par le Comité français pour un Iran démocratique (CFID), à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme.

Figuraient au nombre des intervenants de la conférence : Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, Philippe Douste-Blazy, secrétaire général adjoint de l’ONU et ancien ministre français des Affaires étrangères (2005-2007), André Glucksmann, écrivain et philosophe français, Andrew Card, chef de cabinet de président américain (2001-2006), Bill Richardson, gouverneur du Nouveau Mexique (2005-2003), ancien ambassadeur américain à l’ONU ; Mitchell Reiss, responsable politique du département d’Etat (2003-2005) ; Alan Dershowitz défenseur éminent des droits de la personne et avocat pénal américain de renommée mondiale, le Pr. Geoffrey Robertson, éminent juriste britannique et ancien juge de la cour de justice internationale pour le Sierra Leone, Sid Ahmad Ghozali, ancien premier ministre algérien, Patrick Kennedy, Congressman américain (1995-2005), Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidence de la Colombie, le général américain David Phillips, commandant de la police militaire au camp d’Achraf, Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement de Paris, Aude de Thuin, fondatrice du Women’s Forum for Economy and Society, Cynthia Fleury, professeur de philosophie politique à l’université américaine de Paris.

Dans son intervention, Mme Radjavi a déclaré : la progression de l’idéal des droits humains dans le monde d’aujourd’hui se heurte à un mur épais de politiques et d’intérêts rétrogrades. D’un côté, des dictateurs qui conservent leur pouvoir par la répression et le crime. De l’autre côté, des gouvernements et des dirigeants qui, par lâcheté ou pour des intérêts mesquins, se taisent face à cette sauvagerie. Le silence face à ces tragédies, encourage les tyrans chancelants. Il faut mettre fin à ce silence.

Elle a ajouté : Outre le rejet de la date butoir criminelle du gouvernement irakien, quels sont ces principes qui n’admettent pas de compromis et qui sont fondés sur notre engagement vis-à-vis du peuple iranien pour sauver les vies des enfants les plus braves de l’Iran ?
– Le premier, c’est le principe fondamental de préserver la vie et la sécurité des habitants d’Achraf. Quel que soit le plan, les Achrafiens doivent être protégés et dotés de garanties acceptables, par l’ONU, les Etats-Unis et l’Union européenne, y compris des casques bleus de l’ONU, ou même des forces de l’Union européenne.
– Le deuxième, c’est que les Achrafiens n’accepteront aucune force armée irakienne à l’intérieur du camp. Spécialement pour la sécurité et le bien-être des mille femmes d’Achraf, les forces irakiennes ne doivent intervenir en aucune manière dans leurs vies jusqu’à ce que tous les habitants soient transférés dans des pays tiers. 
– Le troisième, comme le soulignait le rapport du Secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité, toute solution pour Achraf doit être acceptable par les deux parties, les Achrafiens et le gouvernement irakien.
– Et le quatrième, le blocus et toutes les mesures restrictives et menaçantes, comme l’ensemble des décrets et des mandats d’arrêts et de déportation, doivent être levés.

Mme Radjavi a précisé que les Etats-Unis étaient responsables pour diverses raisons de la protection des Achrafiens parce que la crise actuelle d’Achraf résulte directement de la guerre de l’Amérique en l’Irak et parce qu’ils ont signé avec chacun des Achrafiens un accord pour les protéger. Ils sont responsables parce le gouvernement actuel est au pouvoir grâce à l’aide des USA et qu’il continue de recevoir leur aide. 

S’adressant à la communauté internationale, elle a déclaré que la sauvegarde des vies des Achrafiens et de leur droit à la vie n’est pas quelque chose hors de portée ou d’irréalisable.
« Cessez la passivité devant la volonté malveillante des mollahs et de leurs affidés en Irak ! Sous prétexte de la souveraineté nationale, ils veulent s’offrir le droit de commettre des crimes contre l’humanité. Il ne faut pas céder à leurs exigences et il faut respecter le droit international et le principe de Responsabilité de Protéger.

 

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