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Attaque d’un camp iranien en Irak : mort d’un 8e opposant

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Hamid RabiAFP, 14 mars – Un huitième opposant iranien est décédé en Irak des suites de l’attaque à la roquette, il y a plus d’un mois, contre un camp de réfugiés près de Bagdad, a annoncé jeudi à Paris le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil).   “Hamid Rabi, membre de l’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), s’est éteint mercredi soir dans un hôpital de Bagdad. Il avait été gravement blessé lors de l’attaque à la roquette du 9 février au ventre, aux vertèbres et à la moelle épinière”, a indiqué le CNRI dans un communiqué.

“La Résistance iranienne a demandé à de multiples reprises à l’ONU, en raison de l’état critique d’Hamid Rabi et des dangers immédiats qui menaçaient sa vie, de l’envoyer immédiatement en Allemagne. Il détenait un titre de voyage de réfugié politique et d’une carte de résident permanent en Allemagne”, a dénoncé le CNRI.

L’attaque au mortier et à la roquette qui avait visé le 9 février le camp Liberty, près de Bagdad, n’a pas été revendiquée.

 

Un autre réfugié iranien en Irak meurt au Camp Liberty

Communiqué de presse de Struan Stevenson, député européen

struan stevenson

Mercredi soir, 13 mars 2013, Hamid Rabi, 52 ans, réfugié politique iranien bénéficiant une carte de résidence permanente en Allemagne, est mort de ses blessures faites lors de l’attaque à la roquette meurtrière sur le camp Liberty à Bagdad le 9 février. M. Rabi, membre de l’Ompi, principal parti d’opposition, est la huitième victime à mourir à la suite de cette lâche agression.   Une dizaine de personnes ont été démembrées et plus de 90 gravement blessés. Chacun d’entre nous dans cette salle est responsables de sa mort. L’UE, l’ONU et les Etats-Unis ont intimidé les 3100 demandeurs d’asile et des réfugiés iraniens pour les persuader d’abandonner la sécurité relative du camp d’Achraf afin de passer à des conditions de type carcéral au camp Liberty. Nous avons garanti leur sécurité et nous les avons trompés. Nous les avons envoyés dans un camp de la mort.

Les 3.100 réfugiés sans défense sont maintenant entassés en un site de seulement un demi-kilomètre carré de superficie, contraints de vivre dans des conditions sordides et insalubres dans les caravanes fragiles. Ils dormaient quand 45 roquettes de 107mm ont été tirées sur une trajectoire serrée pendant les heures d’obscurité, frappant la zone où un maximum de personnes dormait.

Ce n’était pas une attaque terroriste aléatoire. Il s’agissait d’une opération militaire exécutée de manière professionnelle. Les roquettes ont été tirées à partir de seulement 3 km de distance, et à l’intérieur de l’enceinte militaire qui entoure camp Liberty. Il ne fait aucun doute que l’opération a été ordonnée par le régime iranien et réalisé avec l’étroite collaboration du gouvernement irakien. Et ce ne sera pas la dernière attaque.

Or, bien que près de 5 semaines soient passées depuis cet incident violent, le gouvernement irakien n’a toujours pas autorisé des gilets pare-balles ou même des casques au sein du camp Liberty. Ils ont même refusé l’entrée des pelles dans le camp, afin que les résidents puissent creuser des tranchées de protection. Ils se préparent à un anéantissement et nous, par notre silence et notre réticence à intervenir, sommes complices de ce crime.

À tout le moins, nous devons maintenant insister sur leur évacuation immédiate vers la sécurité des bunkers de béton et des grands espaces du camp d’Achraf. En même temps, nous devons redoubler d’efforts pour sauver et réinstaller ces personnes vers des pays sûrs.

J’avais écrit au Secrétaire général des Nations Unies le 28 février 2013, que l’envoyé de l’ONU «M. Kobler, par ses actions, ne vous représente pas ni les valeurs de l’Organisation des Nations Unies. Il a peu ou pas d’intégrité professionnelle. Il a maintes fois donné de fausses informations aux résidents, à leurs représentants et à leurs amis comme moi, alors qu’il savait parfaitement qu’elle étaient fausses», et j’ai exhorté M. Ban Ki-moon à « désigner un représentant impartial, pour que les Nations Unies ne soient plus impliquées dans les futures catastrophes qui pourraient être évitées. »

Hamid Rabi aurait pu être rapatrié en Allemagne d’un trait de plume. Ses demandes ont été ignorées et maintenant il est mort, victime notre tromperie et de notre désintérêt.

Struan Stevenson, eurodéputé Président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak

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