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Camp d’Achraf : Une «tragédie épique» qui enchaine ceux qui ont perdu l’Irak

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Par Mme Mahine Saremi 

scoop.co.nz , 18 septembre – « C’est une honte. C’est une trahison de tout ce en quoi l’Amérique croit. Ce dont nous parlons, c’est du massacre potentiel d’êtres humains et si cela se produit, ce ne sera pas parce que «nous ne savions pas que c’était possible», mais simplement pour avoir négligé le fait que le colonel qui avait supervisé le dernier massacre a été placé à la tête de leur sécurité …

Il ne s’agit pas d’une erreur, il s’agit d’un accord intentionnel qui a été fait et maintenu à l’insu du peuple américain …

Il s’agit d’une affaire immorale entre notre gouvernement et la dictature des mollahs parce que tout indique qu’il s’agit du moteur de cette mauvaise politique. »

Le Républicain Dana Rohrabacher, président de la sous-commission des Affaires étrangères sur la surveillance et les enquêtes de la Chambre des Représentants, le 13 septembre 2012.

Récemment, l’ambassadeur Lincoln Bloomfield, un ancien haut responsable américain du milieu universitaire et professionnel, a déclaré lors d’une audition au Congrès qu’on ne pouvait pas concilier le scénario révélé par l’ancien spécialiste M. Boumedra, avec les objectifs des États-Unis sur la question d’Achraf. « Je pense qu’ils agissent directement à contre-courant, et cela pose de sérieux problèmes et de graves risques. Certaines conséquences sont que les Etats-Unis sont mis dans une terrible position de donner essentiellement deux choix à cette population du camp d’Achraf :

« Soit vous allez dans un centre de détention où vous serez face aux armes de ceux qui ont massacré vos amis et les gens autour de vous, soit vous restez dans la liste des organisations terroristes peut être pour toujours. »

Il est tout à fait lamentable de répéter au lecteur les besoins élémentaires qui reviennent dans chaque déclaration des réfugiés du camp Liberty confrontés aux vols, agressions, harcèlements et à la duplicité du gouvernement irakien.

Le sifflet historique de Tahar Boumedra lancé avec un rapport publié par le groupe de travail des Nations unies sur les détentions arbitraires établit une vérité irréfutable :   Le camp cyniquement appelé “Liberty” n’est rien d’autre qu’un centre de détention et une base de préemption pour démanteler l’ennemi principal de Téhéran et son antithèse : l’OMPI. L’infrastructure du camp ne respecte pas les normes minimales en matière de droits. Outre les équipements et les infrastructures inacceptables, il y a une absence de liberté de mouvement et d’accès à des avocats, des journalistes et des visiteurs. La présence sur place des forces armées irakiennes indique que les assurances minimales de protection contre le harcèlement promis par l’ONU et Etats-Unis ne sont pas satisfaites.

Comme l’a expliqué l’ambassadeur Bloomfield lors de l’audition au Congrès récemment, le gouvernement irakien étant un élément des mollahs est bien décidé à créer des frictions et le chaos dans le but de saboter un plan de réinstallation accepté par les résidents, tout en leur reprochant des problèmes de manière douteuse.

Des révélations ont mis en évidence les intentions du gouvernement irakien à capitaliser sur l’utilisation ultérieure de la ville d’Achraf avec ses 500 millions de dollars d’équipements comme un site d’attraction, tout en forçant sous divers prétextes les habitants à abandonner les biens meubles qui ont coûté des centaines de milliers de dollars.

Les révélations choquantes de M. Boumedra ont seulement fait la lumière sur l’implication de l’ONU dans le scandale sur le sort du mouvement de résistance pro-démocratique des Moudjahidine du peuple.

La question en jeu en Irak ne touche pas seulement la force d’opposition qui est inflexible sur le changement démocratique en Iran, mais désamorce et retarde soigneusement l’interaction positive qu’un Irak doté d’une démocratie saine pourrait avoir dans la région.

Comme l’a bien posé le député Rohrabacher, la dictature des mollahs n’agit pas de bonne foi. Il semble que le gouvernement de l’Irak n’agisse pas de bonne foi en mettant l’auteur d’un massacre en charge de la sécurité du même groupe de personnes qui ont été massacrés. Ce n’est certainement pas agir de «bonne foi». Les gens savent ce qu’ils font. Agissons-nous de bonne foi ? Est-ce que notre département d’Etat agit en toute bonne foi ?

Face à un tel degré de moralité contestée, Samuel Adams trace une ligne rouge qui trouve un écho dans l’histoire comme le double tranchant de la politique :

«Si vous aimez mieux la richesse que la liberté, la tranquillité de la servitude que les épreuves animées de la liberté – quittez-nous, partez en paix. Nous ne vous demandons ni conseils ni armes. Couchez-vous et léchez les mains qui vous nourrissent. Que vos chaînes retombent légèrement sur vous et que la postérité oublie que vous étiez nos compatriotes ! »

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