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Camp Liberty : Avertissement lancé à Genève

Maryam_Rajavi__Geneva_March14_2014Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a participé à une réunion internationale à Genève intitulée « Droits humains en Iran, appel à une enquête internationale sur le massacre d’Achraf », à l’invitation de cinq ONG : le MRAP, le Parti Radical non violent, transnational et transparti, l’Association internationale des droits humains des femme (WHRIA), la Fondation Danielle Mitterrand-France Libertés et le Développement de l’éducation internationale (Inc).

Mme Radjavi a condamné le silence et l’inaction de la communauté internationale et de l’ONU concernant la situation catastrophique de la répression en Iran, déclarant : « Selon les rapporteurs indépendants des Nations Unies, depuis le début de l’année 2014, au moins 176 personnes ont été exécutées. Au moins quatre d’entre eux étaient mineurs au moment de leur arrestation. C’est une énorme erreur de croire que le silence et l’inaction face à la situation des droits humains en Iran peuvent faciliter un accord sur la question nucléaire. »
Mme Radjavi a reproché aux Nations Unies leur silence sur les violations des droits fondamentaux des demandeurs d’asile iraniens du camp Liberty en Irak et a déclaré : « À de nombreuses reprises, nous avons mis en garde contre le plan du régime iranien pour tuer davantage. Malheureusement, ces mises en garde répétées ont été ignorées. » Elle a rappelé que « ce qui se passe, est un massacre programmé. D’un côté, le gouvernement Maliki lance des attaques de missiles sur Liberty, et de l’autre le régime iranien fait tout son possible pour empêcher la réinstallation des habitants hors d’Irak. En même temps, les harcèlements, les intimidations et les provocations des agents du bureau du Premier ministre irakien se sont intensifiées. Et ils préparent le terrain à des affrontements. »Elle a lancé un appel aux États-Unis, à l’Union européenne et à l’ONU pour soumettre au Conseil de sécurité de l’ONU le dossier de la situation désastreuse des habitants du camp Liberty menacés d’un nouveau massacre imminent, et à œuvrer pour la libération des sept otages d’Achraf, transférer tous les habitants dans l’Union européenne et aux Etats-Unis , et assurer des mesures de sécurité de base pour les habitants du camp Liberty contre les attaques à la roquette.

Elle a mis en garde l’ONU : « en refusant de mener une enquête indépendante, vous donnez le feu vert aux dictateurs en Iran et en Irak pour commettre davantage de tueries. »
Outre Maryam Radjavi, figuraient au nombre des orateurs : Bernard Kouchner, ancien ministre français des Affaires étrangères et fondateur de Médecins Sans Frontières ( MSF) ; le Pr Jean Ziegler, membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU de 2008 à 2012 ; Linda Chavez, ancienne experte des droits humains à la sous-commission des droits de l’homme de l’ONU ; le Pr Alfred de Zayas, expert indépendant de l’ONU sur la promotion d’un ordre international démocratique et équitable ; le Dr Jean- Charles Rielle, membre du Parlement de Genève et du Conseil municipal de cette ville; Christiane Perregaux , co-présidente de l’assemblée constituante de Genève; Nejat Boubakeur , députée palestinienne ; Taher Boumedra, ancien directeur du bureau des droits de l’homme de l’ONU en Irak; et Antonio Stango, Président de Helsinki Watch et membre du Parti radical italien.

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