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Crash de l’A320 : si le pilote avait été une femme…

Une féministe allemande a trouvé la réponse pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise plus : il suffit de mettre des femmes aux commandes des avions !

Femme piloteDepuis jeudi dernier et les révélations du procureur de Marseille sur les circonstances dans lesquelles s’est produit le crash de l’A320 dans les Alpes françaises, on avance des solutions pour qu’un tel drame – l’acte délibéré d’un pilote devenu fou – ne puisse plus se reproduire. Les compagnies européennes ont édicté notamment une nouvelle règle de sécurité : désormais, plus jamais une personne ne doit se retrouver seule dans le cockpit. D’autres pistes techniques sont à l’étude.

Luise Pusch, elle, a trouvé une autre solution. Cette linguiste respectée en Allemagne part de ce constat simple : les «suicides altruistes»(dans lesquels on entraîne d’autres dans la mort, pour «leur bien») sont presque toujours commis par des hommes. Luise Pusch dispense donc un bon conseil à la Lufthansa «qui cherche désespérément des mesures à prendre pour éviter ce genre de catastrophes” : introduisez un quota de femmes dans les cabines de pilotage de vos avions. Or 94 % des pilotes de la Lufthansa sont à l’heure actuelle des hommes. Le Bundestag, le parlement allemand, souligne la linguiste, vient de voter une loi rendant obligatoire la présence d’un tiers de femmes au sein du conseil de surveillance des grandes entreprises allemandes. La Lufthansa étant un groupe allemand, elle devrait ouvrir aux femmes non seulement les rangs dans son conseil de surveillance mais aussi la porte dans ses cockpits.

Cette proposition a donné lieu en Allemagne à des réactions indignées : «Dans des circonstances aussi dramatiques, comment peut-on faire une proposition aussi absurde ? C’est une honte !» s’insurge un lecteur. «Une idée absurde et fanatique», ajoute une lectrice. Il est vrai que Luise Putsch fait aussi remarquer que si le copilote «meurtrier” était un homme, 14 des 16 élèves allemands qui revenaient d’un échange linguistique en Catalogne étaient des filles et les deux professeurs d’espagnol étaient des femmes. Un autre constat tout à fait indiscutable, mais qui laisse perplexe quant aux enseignements qu’on pourrait en tirer.

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