En iran

Députés du parlement des mollahs : « mis à part un cas mineur, qui se plaignait de la diversité de son repas, le reste des détenus n’ont rien eu à redire de leur situation en prison » !!!

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1702Mana_prison-ITWLundi 21 janvier des députés de la commission de la sécurité du parlement des mollahs en Iran ont annoncé après une visite de six heures de la prison d’Evine de Téhéran, que « mis à part un cas mineur, qui se plaignait de la diversité et de la qualité de son repas, le reste des détenus n’ont rien eu à redire de leur situation en prison » ! La nouvelle a été publiée sans vergogne par Fars, l’agence de presse du corps des gardiens de la révolution le même jour.

Les analystes à Téhéran avaient prévu cette conclusion, mais ont vu dans cette visite le résultat des pressions sur le pouvoir en Iran en raison de la situation abominable des détenus.

Mohammad Reza Mohseni-Sani, président de la commission de la sécurité du Majlis, a déclaré aux médias officiels que les députés avaient vu la plupart des sections concernées, notamment la 209 et la 350 –des prisonniers politiques – et discuté avec un grand nombre de détenus de la sédition (soulèvement de 2009) (…) des prisonniers accusés d’espionnage et des membres des Moudjahidine [du peuple, Ompi] ».

Le 14 janvier des dizaines de parents de détenus politiques s’étaient rassemblés devant la prison d’Evine pour protester contre les pressions inhumaines exercées contre leurs proches.

Ces derniers jours, des prisonniers politiques dans la ville de Mechkine-Chahr (nord-ouest de l’Iran), Chiraz (grande ville du sud) et à la prison d’Evine ont entamé une grève de la faim.

D’autre part, l’augmentation de la population carcérale dans la prison de Ghezelhessar et la prison centrale de Karadj en banlieue de Téhéran cause de nombreux problèmes sur le plan médical, en matière de nourriture et de possibilité de repos pour les détenus. Le manque d’hygiène et de chauffage rend les conditions encore plus difficiles pour les détenus les plus âgés.

A Ghezelhessar les détenus se plaignent de souffrir de la faim. Le matin en guise de petit-déjeuner, ils ne reçoivent que 20g de confiture et la pitance servie en guise de déjeuner et de diner est non seulement insuffisante mais totalement immangeable. Les prisonniers disent qu’on les condamne de cette manière à une mort lente.

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