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Iran : Arrestation des parents des résidents du camp Liberty

Lundi 21 décembre, les services de renseignement en Iran ont arrêté Mmes Fatemeh Rezvani et Azar Karvandi, prisondeux parentes de membres de l’OMPI du camp Liberty. Les agents ont attaqué la maison où les familles s’étaient réunies pour célébrer la « Chab-e Yalda » (le solstice d’hiver, ou la nuit la plus longue de l’année.) Ils ont fouillé toutes les personnes présentes, même les invités, et ont emporté leurs téléphones portables.

Par la suite, les agents ont fait une décente chez tous les invités et ont emporté les albums photo et leurs autres affaires personnels.
Mme Rezvani est la sœur de Ghassem Rezvani, assassiné le 1er septembre 2013 lors d’un massacre au camp d’Achraf en Irak. Mme Karvandi a été prisonnière politique dans les années 1980, et son fils se trouve au camp Liberty en Irak.

Ce raid visant des familles de membres de l’OMPI du camp Liberty et leur incarcération est une manœuvre du régime iranien pour envoyer sans cesse des agents du renseignement ou de la force terroriste Qods au camp Liberty. Ces derniers se font passer pour les parents des habitants, les harcèlent et les persécutent, préparant le terrain à un nouveau massacre.

46 ONG demandent aux Nations Unies de protéger Camp Liberty

Le 29 décembre 2015 – 46 organisations non-gouvernementales (ONG) des cinq continent ont signé un appel Logosurgent aux Nations Unies et aux gouvernements des Etats-Unis et d’Irak condamnant l’attaque mortelle du 29 octobre contre les membres du principal groupe d’opposition au régime iranien l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI) au camp Liberty en Irak demandant une protection internationale pour le camp. Le texte de l’appel :

“Nous, les Organisations Non-Gouvernementales et personnalités respectant les droits humains de tout individu et groupe de personnes en vertu du droit international, exprimons notre dégoût le plus total vis-à-vis de l’attaque meurtrière et impitoyable du 29 octobre contre les réfugiés iraniens du Camp Liberty en Irak. Ce crime brutal représente indubitablement un crime contre l’humanité au 21e siècle.
L’attaque, qui a tué 24 résident et en a blessé des centaines d’autres, a selon les sources, été menée avec le soutien d’agents du régime fondamentaliste iranien au gouvernement irakien. En plus du grand nombre de victimes, beaucoup d’endroits du camp ont subi de très lourds dommages dus aux roquettes. À la suite de l’attaque, au lieu de porter assistance aux résidents, le gouvernement irakien, par une démarche inhumaine et criminelle, a fait obstacle à la livraison de nourriture, de carburant et de médicaments, et empêche maintenant l’entrée dans le camp de véhicules utilitaires ou de tout autre objet nécessaire à la réparation des baraquements endommagés et brisés, dans une tentative de soumettre les résidents à une pression encore plus grande.

Depuis qu’en 2009 la protection des résidents d’Achraf – qui sont reconnus comme « personnes protégées » sous la 4e Convention de Genève – a été transférée contre leur gré des Etats-Unis au gouvernement de l’ancien Premier Ministre irakien Nouri al-Maliki, en 7 attaques militaires 141 d’entre eux ont perdu la vie et 27 autres sont morts des conséquences d’un siège criminel.

Malheureusement, les avertissements lancés par les organismes internationaux avant les attaques n’ont pas été entendus, et aujourd’hui nous sommes témoins d’un nouveau crime de guerre contre ces réfugiés. Il semble logique que l’échec des Etats-Unis et des Nations Unies à prendre des mesures concrètes nécessaires sera perçu comme un feu vert par le régime iranien et ses mandataires en Irak, et nous serons témoins d’autres bains de sang ; en particulier alors que la gestion de ce camp reste entre les mains d’individus associés au régime iranien, qui a joué un rôle direct dans ces sept massacres.
Par conséquent, réitérant les engagements des Etats-Unis et de l’ONU vis-à-vis de la sûreté et de la sécurité de cette population, nous demandons:
1- Une enquête complète et impartiale sur les attaques contre les résidents de Liberty comme il a été demandé par les rapporteurs spéciaux des Nations Unies.
2- De mettre fin immédiatement au siège inhumain imposé au camp, y compris en n’empêchant pas les résidents de se procurer des murs en béton « T-walls » et des sacs de sable nécessaires à leur sécurité ; de la même façon les résidents doivent pouvoir obtenir tous les éléments nécessaires pour réparer leurs abris et leur environnement.
3- Qu’une démarche soit entreprise pour enlever le contrôle du Camp Liberty des mains d’agents liés au régime iranien, et pour reconnaître l’endroit comme un camp de réfugié sous la supervision de l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés.”

Camp Liberty : produits de première nécessité bloqués depuis 2 mois

Le 29 décembre 2015 – Alors que cela fait presque deux mois qu’a eu lieu l’attaque meurtrière sur le camp iraniens du camp libertyLiberty en Irak, le comité gouvernemental chargé de la répression les habitants du camp Liberty continue de bloquer l’entrée des produits de première nécessité qui permettraient aux habitants un minimum de réparation.

Les 20 et 23 décembre 2015, les agents du comité ont retourné ce qu’avaient acheté les habitants pour réparer leurs baraquements comme du nylon, du tissu, de la colle à bois, de la colle à moquette, du mastic en silicone pour imperméabiliser les toits, de la peinture, des clous, des vis, des meules de tronçonnages pour métaux et les électrodes de soudage. Ils interdisent également l’entrée de pièces de vélo et les insecticides.

Ces mesures sont en cours depuis l’attaque du 29 octobre bien qu’un grand nombre de baraquements aient été détruits ou rendus inhabitables et que les autres aient besoin de sérieuses réparations avant de pouvoir être utilisés pour la saison froide.
Ces mesures de répression sont une violation flagrante du protocole d’entente signé entre l’ONU et le gouvernement irakien le 25 décembre 2011, et une violation des droits humains, des normes humanitaires et de plusieurs conventions internationales.

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