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Des pressions croissantes sur les familles des Achrafiens dans les prisons iraniennes, avec la confirmation de la peine capitale pour deux sympathisants de l’OMPI

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Il faut empêcher l’exécution des prisonniers politiques et la poursuite des pressions sur les familles des membres de l’OMPI

La Cour suprême des mollahs a confirmé la peine de mort à l’encontre du prisonnier politique Gholam-Reza Khosravi Savadjani, 47 ans, condamné pour« moharabeh » (guerre contre Dieu) et pour avoir aidé financièrement l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). M. Khosravi avait déjà été emprisonné à la prison de Kazeroun (sud de l’Iran) pendant cinq ans au début des années 1980 pour avoir sympathisé avec l’OMPI. De nouveau, en 2007, il a été interpellé et condamné à six ans de prison à Rafsanjan (sud-est de l’Iran). En 2010, les bourreaux du régime l’ont transféré à la prison d’Evine et l’ont rejugé et condamné cette fois à la peine capitale pour avoir fait une contribution financière à l’OMPI. M. Khosravi a été maintenu pendant plus de 40 mois en isolement.

Par ailleurs, la Cour suprême des mollahs a confirmé la peine capitale du prisonnier politique Abdolreza Ghanbari, 45 ans, condamné pour avoir été en liaison avec l’OMPI. Ce professeur d’université avait été une première fois arrêté en 2007 pour avoir sympathisé avec l’OMPI, il a été expulsé de l’université. Après avoir été libéré de la prison, il a continué à travailler comme enseignant à Pakdacht (Varamine). Le 27 décembre 2009, le jour du grand soulèvement de la population à Achoura, il a été de nouveaux arrêté et condamné à mort, avec comme chef d’inculpation l’accusation de « moharabeh », pour lien avec l’OMPI.

Une outre, le régime a augmenté la pression sur les familles des résidents d’Achraf, dans les prisons iraniennes. Les tortionnaires de la prison d’Évine, continuent de martyriser le prisonnier politique Ali Moézi, 63 ans, atteint de cancer, de déficience rénal et d’arthrose aigue, en le privant de soins. Il avait été emprisonné une première fois dans les années 1980. Puis, en 2008, il a été arrêté à Téhéran pour avoir rendu visite à ses deux enfants à Achraf. Finalement, il a été arrêté pour une troisième fois le 15 juin 2011, quelques jours avant la date de son opération chirurgicale, en dépit de son état de santé gravissime. Il est actuellement incarcéré en isolement dans la section 209 d’Evine. Son arrestation est principalement dû à sa participation dans les funérailles du prisonnier politique Mohsen Dogmetchi, un bazari sympathisant de l’OMPI qui avait été privé également de soins et martyrisé à mort dans la prison.

Machallah Haéri, 61 ans, un parent des Achrafiens, qui avait été hospitalisé hors de la prison en raison de son état de santé, a été de nouveau arrêté, avec son épouse, et transféré à la section 209 de la prison d’Evine. Haéri est également un prisonnier politique des années 1980. Il souffre de plusieurs complications de santé notamment une récente hémorragie interne et une déficience cardiaque, avec déjà deux infarctus à son actif. En décembre 2009, les agents du régime l’ont retiré de son lit d’hôpital pour être reconduit à la prison d’Evine. La justice des mollahs a condamné Machallah Haéri à 15 ans de prison pour avoir rendu visite à ses enfants à Achraf.

Mme Kobra Banazadeh-Amirkhizi, qui a perdu un oeil en raison des tortures subies, risque de perdre l’autre œil parce que les autorités interdisent que des soins lui soient prodigués. En 2008, elle a été arrêtée et condamnée à cinq ans de prison pour l’unique raison d’avoir tenté d’aller à Achraf pour rendre visite à ses proches.

La Résistance iranienne appelle la communauté internationale et les organes de défense des droits de l’homme, notamment le Haut commissaire pour les droits de l’homme, les rapporteurs spéciaux sur les arrestations arbitraires, la torture et les exécutions, pour intervenir d’urgence afin d’empêcher l’application de ces condamnations criminelles.

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