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Deux femmes politiques en lice pour la course présidentielle au Brésil

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Les élections générales auront lieu ce dimanche au Brésil. Les citoyens du pays vont décider à l’aide du vote électronique si la chef d’Etat actuelle, Dilma Rousseff, pourra rester au pouvoir pour un second mandat.

deuxLes sondages d’opinion ont montré à la fin de cette semaine une hausse de la popularité de Rousseff qui veut être réélue de la part du Parti démocratique travailliste. En cas de sa victoire, ce parti obtiendra le quatrième mandat présidentiel d’affilée.

Marina Silva du Parti socialiste du Brésil est la principale opposante à Rousseff. En septembre, son taux de popularité atteignait presque le niveau de la chef d’Etat actuelle. Les experts brésiliens attribuent ce phénomène à l’effet de surprise de l’arrivée de Silva dans la course présidentielle. Sa candidature a été proposée après la mort du candidat du parti Eduardo Campos dans un crash aérien.

Silva a déjà remporté la troisième place aux élections de 2010, attirant un électorat, séduit par sa position politique radicale et ses idées sur l’environnement. Si elle est élue, elle sera la deuxième femme présidente dans l’histoire du Brésil et la première femme mulâtre au pouvoir.

Mais les points faibles de Silva, ce sont l’indécision et l’inconstance. Dans la première version de son programme électoral, la candidate à la présidentielle promettait d’élargir les droits de la communauté LGBT, faisant toutefois marche arrière après un «ultimatum» posé par l’Eglise évangélique. Résultat, elle s’est faite accuser d’instabilité politique par les électeurs.

Le troisième favori à la course présidentielle au Brésil, c’est le candidat du Parti de la social-démocratie Aesio Neves, un ancien gouverneur de l’État de Minas Gerais. Sa côte de popularité dépend de la relation de l’électorat par rapport à Marine Silva. En outre, la réputation de Neves a été sensiblement ternie par un scandale de corruption. On l’accuse d’avoir utilisé l’argent budgétaire pour construire un aéroport qui se trouverait non loin du lieu de résidence d’un des membres de sa famille. Le candidat s’est défendu en expliquant que l’aéroport est destiné à tous les habitants du Brésil. Et les médias ont temporairement oublié cette affaire en validant son excuse.

Malgré l’avantage de Dilma Rousseff dans cette campagne électorale, sa position de leader est également fragilisée par les mécontentements qui ont eu lieu avant et pendant la Coupe du Monde 2014 cet été. Des vagues de protestation, organisés dans plusieurs grandes villes du pays ont exacerbé les tensions sociales dans le pays. Ces mécontentements, provoqués par une situation économique instable dans le pays, ont donné lieu à un certain nombre de spéculations parmi les experts. Ainsi, une société de conseil Empiricus Research considère que la réélection de Dilma Rousseff au poste de président du Brésil pourrait provoquer l’effondrement de l’économie nationale en 2015. La même affirmation a été faite en août dernier par un expert de la banque espagnole Santander.

D’un côté, l’électorat veut des changements, d’un autre côté, il est difficile de modifier le système qui est déjà mis en place. Rousseff a de nombreuses chances de remporter le scrutin, mais cela sera très difficile pour elle de le faire au premier tour. Quant à Aesio Neves, il arrivera le plus probablement troisième dans dans la course électorale, laissant la deuxième place à Marina Silva. C’est le duel Rousseff-Silva qui promet selon les experts de nombreuses surprises.

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