Camp Liberty

Discours de Kobler au Conseil de sécurité : violation des droits des réfugiés pour assurer les intérêts du fascisme religieux en Iran et de son gouvernement fantoche en Irak

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maliki and kobler april 2012Troubles et sabotage dans les négociations et les accords pour vendre les biens des Achrafiens ; dissimulation de la vérité et mensonges manifestes ; violation des droits des réfugiés pour assurer les intérêts du fascisme religieux en Iran et de son gouvernement fantoche en Irak

Le rapport de M. Kobler au Conseil de sécurité le 29 novembre 2012, sur les camps d’Achraf et Liberty était très partial, rempli de mensonges et couplé de dissimulation de la vérité. Les déclarations de M. Kobler étaient si hostiles que celles de l’ambassadeur irakien ont semblé très douces et modérées en comparaison. Kobler a utilisé sa tactique bien connue, menaçant au nom du gouvernement irakien que : «Le gouvernement de l’Irak insiste pour fermer le camp d’Achraf dans les prochains jours. » Dissimulant les faits sur la vente des biens des Achrafiens, qu’il avait promise à plusieurs reprises, il a fait porter la responsabilité de l’impasse sur les résidents : « Le gouvernement irakien considère l’impasse comme une tentative par les résidents de retarder le transfert des cent personnes restantes. La patience du gouvernement irakien arrive donc à bout. »

Dans un autre mensonge évident pour se venger des habitants de Liberty, qui ont demandé son remplacement dans une lettre commune au Secrétaire général de l’ONU, Kobler a déclaré : «Les observateurs de l’ONU au camp Hurria [Liberty] surveillent la situation des droits de l’homme et humanitaire des résidents sur une base quotidienne. Les résidents leur refusent toutefois l’accès à certaines zones du camp.»

Cette allégation erronée, mentionnée par Kobler le 11 novembre pour servir à la réunion du Conseil de sécurité, a été démentie le jour même par le représentant des résidents en détails et avec son contexte. Le représentant des résidents a écrit à Kobler :

« La demande est complètement fausse. Elle est mélangée avec des objectifs et des intentions politiques et dénuée de tout raisonnement. Il s’agit simplement d’une allégation contre les habitants de Liberty, l’Organisation Moudjahidine et la direction du camp (…) En aucune réunion, pas un de vos observateurs n’a jamais exprimé de mécontentement aux représentants du camp sur un manque d’accès libre.  Il ya deux points tout à fait inacceptables formant une ligne rouge. Nous vous demandons sérieusement d’y mettre fin. Des hommes (se prétendant observateurs ou de la protection des observateurs) vont dans les quartiers de repos des femmes. C’est totalement inacceptable pour les femmes musulmanes à Liberty. Rien ne peut le justifier. Il est effrayant d’enfreindre les traditions religieuses, les droits humains fondamentaux et spécialement les principes des droits humains et des droits des femmes stipulés dans les lois et conventions internationales. J’imagine que c’est dans cette attente, que vous essayez dans votre lettre aujourd’hui d’avoir la haute main en blâmant les résidents. » Un autre point choquant, c’est que vos observateurs emmènent des policiers dans des secteurs d’habitation des résidents où la police ne se rend pas normalement. C’est très provocateur et cela soulève des inquiétudes. Cela facilite de futures mesures répressives de la police dans le camp. Je mets sérieusement en garde contre cela.»

Le 27 novembre, deux jours avant la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le Comité international pour l’application de la justice (ISJ), fédérant 4000 parlementaires en Europe et en Amérique, qui avait prédit les rapports biaisés et altérés de M. Kobler, sur la base des expériences antérieures, avait demandé au Conseil de sécurité d’entendre le représentant des résidents. Le Comité a écrit au Conseil de sécurité et au Secrétaire général: «Vu que l’hostilité du gouvernement irakien et de son représentant à l’ONU à l’égard de l’Ompi et des résidents d’Ashraf n’est un secret pour personne, et considérant que les rapports du Représentant spécial du Secrétaire général (RSSG) sur Achraf et ses résidents sont unilatérales et injustes, le Conseil de sécurité devrait donner audience à cet égard à un représentant au nom des résidents d’Achraf et de Liberty lors de sa réunion le 29 novembre. »

En février dernier, afin de couvrir le scandale du « Lieu de Transit Temporaire » et des photos retouchées par Photoshop révélé dans une audition au Congrès américain le 13 septembre 2012 par un haut fonctionnaire de la MANUI, Kobler avait affirmé que les habitants avaient eux-mêmes fait sauter des canalisations d’égouts et des réservoirs d’eaux usées et avaient intentionnellement répandu des ordures à travers Liberty ! Kobler avait également affirmé que pour dissimuler leur identité, les résidents s’étaient polis le bout des doigts ! Il s’agissait d’un mensonge absolu et sa fausseté a été prouvée par la suite au HCR.

Dans son rapport au Conseil de sécurité, le Comité international pour l’application de la Justice (ISJ), tout en montrant l’altération systématique des faits dans les rapports de Kobler et mettant en évidence le témoignage du haut fonctionnaire de la MANUI qui a été responsable du dossier d’Achraf pendant trois ans et demi, a écrit :

« Ce que nous avons entendu de M. Boumedra, qui a été en charge du dossier d’Achraf à la MANUI jusqu’en mai dernier, était extrêmement choquant. Il a précisé sous serment au Congrès américain que les principes sur lesquels l’ONU est basée ont été totalement violés à la MANUI par le RSSG ; les rapports ont été modifiés et censurés ; « le déplacement volontaire» a tourné en «expulsion forcée» ; des photos sélectionnées de Liberty ont été remis aux résidents pour les tromper et la MANUI a été transformée en un instrument aux mains du gouvernement irakien pour fermer le camp d’Achraf. Le régime iranien a été systématiquement autorisé à s’impliquer dans le sort de ses opposants et la conduite de la MANUI a été activement et directement influencée par l’ambassade d’Iran à Bagdad. » Garder le silence face à la violation systématique des valeurs de l’ONU et la transformation d’une section de cette organisation en un instrument du gouvernement irakien et du régime iranien pour réprimer l’opposition légitime de ce régime est inacceptable et intolérable. Les révélations de M. Boumedra sur la conduite du RSSG ne portent pas sur des décisions ou des évaluations erronées d’un homme politique ou d’un haut fonctionnaire des Nations Unies. Il s’agit d’actes criminels pour lesquels il faut répondre. »

Les déclarations de Martin Kobler le 29 novembre au Conseil de sécurité n’ont d’autre but que de suivre les ordres néfastes du fascisme religieux au pouvoir en Iran et de son gouvernement fantoche en Irak. Ainsi, il ouvre la voie à la répression, à la répétition d’un massacre et au vol de biens.

D’autre part, quelques heures avant son discours au Conseil de sécurité, Kobler a envoyé au représentant des résidents le même plan qu’il avait envoyé le 22 novembre, en changeant quelques mots qui l’ont rendu plus attrayant encore pour le gouvernement irakien. Or il avait reçu une réponse à ce plan le 22 novembre, détaillée en 30 articles dans le communiqué du Conseil national de la Résistance iranienne, intitulé «Nouvelles dispositions du gouvernement irakien pour piller les biens et de nier la propriété des résidents d’Achraf » (Communiqué du CNRI du 22 novembre 2012)

Cette mesure extrêmement surprenante couplée aux déclarations de M. Kobler au Conseil de sécurité soulève des soupçons et témoigne du sabotage et des troubles dans les négociations et les accords relatifs à la vente de biens des résidents d’Achraf, que les autorités de l’ONU, les responsables américains et des personnalités connaissent en détails. Il semble qu’il y ait l’intention que le processus de vente des biens reste dans une impasse, comme l’an dernier.

Protestant vigoureusement dans un communiqué contre la conduite de Martin Kobler, la Résistance iranienne a demandé à nouveau au Secrétaire général Ban Ki-moon de désigner un représentant compétent pour enquêter sur cette affaire.

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