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Droits des femmes en Afrique : Des discriminations légales persistent

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femmemaliTraditions, poids de la religion, déficit d’éducation, pesanteurs socio-économiques : telles sont les raisons les plus communément avancées pour expliquer la condition inférieure qui est celle de la femme au sud du Sahara. Mais que dit le droit ? Le législateur africain a-t-il fait le maximum pour éviter que les femmes ne soient victimes de discriminations ? En matière de droit au travail, à la propriété et à l’héritage, la réponse est non.

Nombre de pays Africains ont depuis plusieurs années tenté d’élaborer un droit moderne moins inégalitaire que les règles héritées de la période coloniale et de la couronne, mais des principes discriminatoires persistent dans la législation de nombreux pays.

En règle générale, les femmes mariées sont toujours soumises à la tutelle de leur époux, élevé au rang de chef de famille par les codes et les lois régissant les rapports personnels.

Toutefois, la plupart des nouveaux textes africains consacrent la capacité de la femme à exercer une profession séparée de celle de son mari, à effectuer des actes juridiques, à ouvrir un compte de dépôts ou de titres en son nom personnel. Reste que ces droits sont limités, ici et là, par certaines clauses et formulations ambiguës.

En général, chaque époux a le droit de décider librement d’exercer une profession séparée. Mais l’un est souvent plus libre que l’autre…

La plupart des législateurs d’Afrique, ont en effet opté pour une restriction « douce » de la liberté de l’épouse : la femme peut travailler sans autorisation de son mari, mais celui-ci peut s’y opposer si l’intérêt de la famille est menacé.

« La majorité des pays africains ont ratifié la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination contre les femmes et ont en partie modifié leur législation », résume une spécialiste de l’Unesco. « Mais le problème est qu’il n’y a pratiquement pas d’Etat de droit en Afrique. Quand une loi est promulguées, elle n’est pas pour autant appliquée ».

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