30
NOV
2017

Droits humains en Iran: Conférence-exposition à Paris

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Une conférence-exposition s’est tenue, le mardi 28 novembre, à la Mairie du 5e arrondissement de Paris sur le thème du «massacre de milliers de prisonniers politique en Iran en 1988 – Droit à la vérité pour les familles des victimes ».
L’ événement était organisé conjointement par le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) et le Comité des maires de France pour un Iran Démocratique, en présence de Florence Berthout, maire du 5ième , et de nombreuses personnalités politiques qui ont réclamé une réaction approprié des Nations Unies, des Etats, et des juridictions compétentes, vis-à-vis de ce « crime contre l’Humanité », longtemps laissé dans l’oubli, mais remonté en surface en Iran et sur le plan international.
De nombreux orateurs dont l’ancien Premier ministre algérien, Sid Ahmed Ghozali, l’ancien ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, l’ancienne secrétaire d’Etat chargée des affaires étrangères et des droits de l’homme, Rama Yade, Ingrid Betancourt, l’avocat William Bourdon, sont intervenus pour demander la constitution d’une commission d’enquête internationale sur les exécutions extrajudiciaires de 30000 prisonniers politiques, perpétrés en été 1988 et les mois suivant, suite à un fatwa de l’ayatollah Khomeiny, fondateur de la théocratie au pouvoir en Iran.
Bernard Kouchner a rappelé que Khomeiny a décidé au nom de Dieu, de prononcer la mort de 30 000 prisonniers sur des mois. Un summum de barbarie, a-t-il dit. Il a déploré qu’un homme qui faisait partie de la commission de la mort soit aujourd’hui ministre de la justice de Rohani. Pour l’ancien ministre c’est aujourd’hui le moment d’exiger à tous les niveaux une enquête sur ce massacre.
La Présidente élue du Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI), Mme Maryam Radjavi, s’est adressée à la conférence à travers un message vidéo, déclarant notamment que « la complaisance de la communauté internationale et l’impunité des dirigeants du régime iranien pendant près de 40 ans ont encouragé les criminels. Les mollahs qui ont commis le massacre de 1988, continuent de battre le record des exécutions dans le monde. »
Des mères de victimes de ce massacre, toujours à la recherche des dépouilles de leurs être chéris ; ainsi que des représentants de la jeune génération iranienne interpellant les autorités du pays sur la responsabilité du massacre ont également apporté leur témoignage à l’audience.
Pour Rama Yade, a réclamé une enquête indépendante internationale sur le massacre de 1988, rappelant que la justice « iranienne » dont le ministre de la justice est directement impliqué dans ce massacre est incompétente d’enquêter sur ce crime. Elle aussi s’en est pris à l’accord sur le nucléaire passé avec l’Iran en expliquant que cet accord fut un chèque en blanc, tant que la répression en Iran et les guerres et le terrorisme mené par ce régime se poursuivent. Elle a souligné que si le régime iranien refuse de mettre fin à son programme balistique ou à retirer ses milices de la Syrie, il faudrait revenir au régime de sanction.

Maître William Bourdon a souligné que le massacre de 1988 en Iran est le plus grand massacre de prisonniers politiques depuis la 2ième guerre mondiale. Il faut mettre fin à cette impunité des auteurs du massacre. Ces 30 dernières années ont été marqué en Iran par des crimes de masse. La criminalisation des bourreaux de Téhéran est essentiel car il se sont aujourd’hui liés aux bourreaux de Damas et c’est une confrérie ignoble de criminels.
De nombreux documents, photos, présentations vidéo, ainsi que des œuvres d’art ont illustré l’exposition en marge de cette conférence assistée par un publique très divers
Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, vient d’évoquer ce crime dans son rapport de novembre 2017 et des nombreuses plaintes des familles des victimes envoyées à l’ONU. La Rapporteuse spéciale du Conseil des Droits de l’Homme, Asma Jahangir, a précisé dans un récent rapport présenté à l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 octobre dernier que les familles des victimes ont droit à une réparation et à connaître la vérité sans être mises en danger.

 

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