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Hong Kong : l’inaction de la police pendant que des femmes ont été agressées

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TOPSHOTS-HONG KONG-CHINA-POLITICS-DEMOCRACYAmnesty International France (Communiqué de presse) 07/10/2014 – Des femmes et des jeunes filles étaient au nombre des victimes, faisant entre autres l’objet d’agressions sexuelles, de harcèlement et d’actes d’intimidation, lors d’affrontements entre contre-manifestants et défenseurs de la démocratie dans les zones de Mongkok et de Causeway Bay, à Hong Kong le 3 octobre au soir.

La police de Hong Kong a manqué à son devoir de protéger des centaines de personnes manifestant de manière non violente en faveur de la démocratie, et à les mettre à l’abri des agressions commises par des contre-manifestants vendredi 3 octobre dans la soirée. L’inaction de la police à ce moment-là est honteuse. Les autorités ont échoué dans leur mission consistant à protéger les manifestants pacifiques qui étaient attaqués.

AGRESSIONS PHYSIQUES ET MENACES

Nous avons recueilli des témoignages de première main sur les agressions physiques et les menaces dont des femmes ont été victimes tandis que les policiers présents sur place n’ont rien fait pour les aider.

Une femme participant à la manifestation à Mongkok a dit à Amnesty International qu’un homme lui avait saisi les seins alors qu’elle se trouvait avec d’autres manifestants vers 16 heures. Elle a également vu le même homme agresser deux autres femmes en leur touchant l’aine. Plusieurs policiers ont été témoins de ces agissements mais n’ont pris aucune mesure contre cet homme. Des manifestants sont alors intervenus pour l’empêcher de s’en prendre à d’autres femmes.

Des policiers sont arrivés en renfort quelques heures après que l’atmosphère a basculé dans la violence, mais ont quand même eu du mal à garder le contrôle.

On ignore si la police a simplement sous-estimé le risque posé par les contre-manifestants, ou si elle a décidé de ne pas intervenir.
LES AUTORITÉS ONT MANQUÉ A LEURS DEVOIRS

Les autorités ont l’obligation de protéger les manifestants pacifiques contre les attaques violentes. Les manifestants doivent être autorisés à exercer leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

Aux termes des normes internationales, une réunion pacifique ne devient pas illégale parce que certains contre-manifestants agissent de manière incontrôlée ou même violente.

Depuis la fin de l’après-midi, la situation devenait de plus en plus tendue, et la police semblait éprouver des difficultés à garder le contrôle. Des observateurs ont indiqué que les effectifs policiers déployés ont été insuffisants pendant plusieurs heures, malgré les nombreuses informations faisant état d’une détérioration rapide de la situation.

La police a procédé à quelques arrestations mais cela ne semble avoir eu aucun effet sur les contre-manifestants.

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