Camp Liberty

Irak: le camp Liberty ne répond pas aux normes de l’ONU (opposition iranienne)

Posted

koblerPARIS, 02 jan 2013 (AFP) – L’opposition iranienne en exil a présenté mercredi un document attribué à l’ONU selon lequel le camp de réfugiés Liberty, près de Bagdad, n’est pas conforme aux normes humanitaires, en dépit des déclarations du représentant de l’organisation en Irak, Martin Kobler.

Près d’un an après le début du transfert des 3.400 réfugiés iraniens du camp d’Achraf (au nord de Bagdad), contrôlé par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil), celui-ci a dénoncé la situation “critique” du camp Liberty qui les héberge en affirmant que de récentes inondations l’ont rendu “inhabitable”.

Selon un document de travail présenté comme émanant du Haut Commissariat aux Réfugiés, et dont l’AFP a obtenu une copie, le HCR se refusait le 19 janvier 2012 à certifier le camp Liberty comme conforme aux normes humanitaires, en particulier concernant l’approvisionnement en eau et en électricité, ainsi que le système d’égouts.

Pourtant, le 30 janvier 2012, le HCR considérait que Liberty était en mesure d’accueillir des résidents. Et le représentant du secrétaire général de l’ONU en Irak, Martin Kobler, avait dans un communiqué publié le 31 janvier 2012 affirmé que “les structures et installations du camp Liberty sont conformes aux normes humanitaires internationales”.

“Ce document révèle que Martin Kobler a consciemment et délibérément et dans le but de tromper les résidents, diffusé un rapport fabriqué de toutes pièces au nom de l’ONU et du HCR. Il s’agit d’une trahison flagrante des droits de l’homme, du principe sacré de l’asile et des valeurs sur la base desquelles l’Organisation des Nations Unies a été fondée”, a dénoncé à Paris Afchine Alavi, porte-parole du CNRI.

Le CNRI demande en conséquence “une enquête urgente et impartiale” sur les actions de M. Kobler et la garantie de la sécurité des habitants du camp Liberty.

L’Algérien Tahar Boumedra, ancien conseiller de Martin Kobler, avait démissionné en mai 2012 de ses fonctions, jugeant notamment que Liberty n’était qu’une “prison de haute sécurité”, en zone militaire, dans un environnement très délabré.

Les Moudjahidine du peuple sont la principale composante du CNRI. Fondés en 1965 avec pour objectif de renverser le régime du chah, puis le régime islamiste, les Moudjahidine ont été chassés d’Iran dans les années 1980 et ils se sont installés à Achraf, en Irak.

La quasi-totalité des 3.400 résidents d’Achraf ont accepté d’être transférés au camp Liberty, près de Bagdad. Il reste environ 200 personnes à Achraf.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *