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Iran: Anglo-iranienne attend son verdict

Nazanine Zaghari-Ratcliffe, son mari Richard et sa fille Gabriella

Le verdict est prévu la semaine prochaine et déterminera si Nazanine Zaghari-Ratcliffe, une anglo-iranienne emprisonnée dans la sinistre prison d’Evine à Téhéran, devra purger une peine de cinq ans pour un délit non spécifié.

Nazanine a comparu devant une cour d’appel, utilisant la dernière possibilité légale de contester sa peine d’emprisonnement de cinq ans en Iran.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe, responsable de projet auprès de la Fondation Thomson Reuters, la branche caritative de l’agence de presse, a été reconnue coupable en septembre sur des accusations non spécifiques relatives à la sécurité nationale.

Mercredi, elle a assisté à une audience du tribunal dans la capitale iranienne qui a duré trois heures. Peu de détails ont émergé au sujet de l’audience, mais un verdict devrait être annoncé la semaine prochaine.

La raison exacte pour laquelle la détenue de 38 ans a été condamnée en Iran n’est toujours pas claire, mais les gardiens de la Révolution, qui l’ont arrêtée à l’aéroport en avril alors qu’elle était sur le point de repartir au Royaume-Uni après une visite de famille, l’ont accusé de fomenter un « délicat renversement » de la république islamique.

Après son arrestation à l’aéroport, Zaghari-Ratcliffe a d’abord été transférée dans la ville de Kerman, au sud de l’Iran, où elle a été détenue pendant plusieurs semaines dans un lieu inconnu avant d’être conduite à la prison d’Evine. Sa fille de 22 mois, Gabriella, qui accompagnait Zaghari-Ratcliffe lors de sa visite en Iran, a été placée sous la tutelle de la famille iranienne de sa mère.

Selon Amnesty International, les autorités iraniennes ont laissé entendre que l’arrestation de Zaghari-Ratcliffe est liée à l’emprisonnement en 2014 de plusieurs employés d’un site web iranien d’actualités technologiques. Ils ont été condamnés à de longues peines de prison pour avoir participé à un stage de formation journalistique à la BBC. Zaghari-Ratcliffe a été l’assistante du projet à la BBC Media Action, l’organisme de bienfaisance du développement international de radiodiffusion, en 2008 et 2009.

Son mari,Richard Ratcliffe, a affirmé que sa femme était détenue comme un pion par les autorités iraniennes en échange de leurs accords politiques avec le Royaume-Uni. Les responsables iraniens ont nié cela, mais l’Iran a arrêté d’autres doubles ressortissants ces derniers mois dans une série d’affaires que les activistes disent qu’elles démontrent un modèle du comportement de Téhéran.

L’année dernière, l’Iran a notamment libéré le journaliste de Washington Post, Jason Rezaian, aux côtés d’un certain nombre d’autres Irano-américains, en les échangeant avec un certain nombre de ressortissants iraniens détenus dans des prisons américaines pour des crimes incluant la violation des sanctions économiques.

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