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Iran: Etat de santé de journaliste en grève de la faim se détériore en prison

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La journaliste iranienne Hengameh Shahidi emprisonnée à Téhéran se trouve dans un état de santé
inquiétant suite à une grève de la faim entamée il y a près de 30 jours en protestant son arrestation arbitraire. Elle a pu, dans un court appel téléphonique, informer sa mère qu’elle avait totalement arrêté de s’alimenter et qu’elle ne pouvait plus marcher.

Arrêtée le 9 mars 2017, Hengameh Shahidi, avait annoncé dans une lettre publiée après son arrestation, qu’elle envisageait d’entamer “une grève de la faim jusqu’à sa libération ou sa mort.” La journaliste est actuellement maintenue à l’isolement dans la section 209 de la prison d’Evin à Téhéran.
«Nous tenons Sadegh Amoli Larijani, chef du pouvoir judiciaire, Abass Jafari Dolatabadi, procureur de Téhéran, Mostafa Pour-Mohammadi, ministre de la Justice et Mahmoud Alavi, ministre des Renseignements responsables de la vie d’ Henghameh Shahidi qui se trouve actuellement dans une situation critique. Cette grève de la faim pourrait lui coûter la vie » alerte Reza Moini, responsable du bureau Iran/Afghanistan de Reporters sans frontières.
« Henghameh Shahidi, n’est pas la seule victime du traitement inhumain et dégradant réservé aux prisonniers d’opinion et notamment, aux journalistes, et aux citoyen-journalistes emprisonnés. Pour ces derniers, le seul moyen de protester contre leur arrestation arbitraire et leurs conditions de détention reste la grève de la faim. En 2016, au moins dix journalistes emprisonnés, malades et privés de soins médicaux ont cessé de s’alimenter pour réclamer des soins appropriés, » poursuit RSF dans son communiqué.U

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