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Iran : Journée mondiale contre la peine de mort commémorée à Paris

conf

Des représentants de l’opposition iranienne en exil, réunis le samedi 10 octobre à Paris, ont accusé la communauté internationale, et les pays occidentaux en particulier, de “complaisance” à l’égard de l’Iran sur la peine de mort, dénonçant une aggravation du nombre d’exécutions dans ce pays, écrit l’AFP.
“Je ne comprends pas pourquoi dans les négociations que le monde entier a eu avec ce régime, jamais on n’a parlé des exécutions qui ont lieu alors que toutes les sept heures, il y a une personne qui est exécutée”, a déclaré à l’AFP Parisa Kohandel, fille d’un opposant condamné à 10 ans de prison en 2006 et “menacé à plusieurs reprises d’être exécuté” par ses geôliers.

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Farzad Maddadzadeh et Parisa Kohandel, opposants iraniens de passage à Paris le 10 octobre 2015, pour raconter les exécutions et les exactions en Iran, à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort.

“Jusqu’où va-t-on continuer à être complaisant avec ce régime ?”, a interrogé la jeune fille âgée de 18 ans, qui a fui clandestinement son pays au cours de l’été, en marge d’une conférence organisée dans la capitale à l’occasion de la Journée internationale contre la peine de mort.
“Il faut que les pays occidentaux ouvrent les yeux sur ce qui se passe. Il faut punir les responsables de ces crimes devant les tribunaux internationaux”, a renchéri Farzad Maddazadeh, un autre opposant réfugié depuis août en Europe après avoir passé cinq ans en prison entre 2009 et 2014.
Selon des chiffres avancés dans un rapport du Comité de soutien aux droits de l’homme en Iran (CSDHI), proche de l’opposition en exil, 1.869 exécutions ont eu lieu dans le pays depuis l’arrivée au pouvoir du président Hassan Rohani en 2013, dont 1.270 tenues secrètes.
“La moyenne annuelle des exécutions sous son mandat a triplé par rapport à son prédécesseur (ndlr, Mahmoud Ahmadinejad)”, a affirmé Maryam Radjavi, président du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), devant quelques centaines de participants à la conférence.
Sur la situation du camp Liberty, Mme Radjavi a affirmé : « A propos de la cible principale des massacres et des tueries de ces dernières années, à savoir les opposants iraniens du camp Liberty en Irak, respectez vos engagements à les protéger. Plus particulièrement, il faut mettre fin au blocus de Liberty, surtout au blocus médical. Il faut retirer le dossier de Liberty et sa direction des mains des éléments liés au régime des mollahs. Il faut assurer la protection du camp et stopper l’envoi sous n’importe quel prétexte à Liberty des agents du renseignement des mollahs, car cela prépare le terrain à un massacre. Le gouvernement irakien doit permettre la vente par l’OMPI des biens d’Achraf pour assurer les dépenses du camp Liberty. » Lire le discours complet

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