25
OCT
2017

Iran: Médecin urgentiste condamné à mort en charges d’espionnage

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Ahmadreza Djalali,médecin urgentiste détenu depuis un an et demi en Iran, a été condamné à mort pour “collaboration avec un Etat ennemi”, selon son avocat qui attend désormais la confirmation de ce jugement par un canal officiel.
Zeynab Taheri, l’une des avocates d’Ahmadreza, a déclaré à Amnesty International que son client a été condamné à mort pour « corruption sur terre » (fisad fil Arz), ainsi qu’à une amende de 200 000 euros.
« Ahmadreza Djalali a été condamné à mort à l’issue d’un procès manifestement inique qui atteste une nouvelle fois de la persistance des autorités iraniennes dans le recours à la peine de mort, mais aussi de leur mépris flagrant envers l’état de droit,» a déclaré Philip Luther, directeur de la recherche et du travail de plaidoyer pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.
Aucun élément de preuve n’a été présenté pour démontrer qu’il est autre chose qu’un universitaire exerçant pacifiquement son métier selon Amnesty International, qui conclut: « S’il a été reconnu coupable et condamné pour avoir exercé pacifiquement ses droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion, notamment dans le cadre de son travail universitaire, les autorités doivent le libérer immédiatement et sans condition et abandonner toutes les charges retenues contre lui.»
Ahmadreza Djalali a été arrêté par des agents du ministère du Renseignement en avril 2016 et détenu sans pouvoir consulter un avocat pendant sept mois, dont trois passés à l’isolement. Après cette période, chacun des avocats qu’il a choisis a été refusé par le tribunal.

Dans un enregistrement publié sur YouTube le 22 octobre, Ahmadreza Djalali a déclaré avoir été contraint à deux reprises, pendant qu’il était détenu à l’isolement, de faire des « aveux » devant une caméra et de lire des déclarations préécrites par les agents chargés de l’interroger. Il assure avoir subi une pression intense, les agents l’ayant notamment soumis à une torture psychologique et menacé d’exécution, et ayant menacé d’arrêter ses enfants, dans le but de le faire « avouer » qu’il était un espion au service d’un « gouvernement hostile ».

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