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Iran: Peine de mort contestée contre la traductrice Marjan Davari

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La peine capitale de Marjan Davari en Iran, chercheuse et traductrice emprisonnée à la terrible prison Qarchak au sud-est de Téhéran, a été envoyée à la cour suprême suite à des contestations. Mme Davari a été condamnée à mort pour appartenir au mouvement mystique “Ekenkar”, donné des cours de philosophie mystiques et traduits des ouvrages dans ce domaine, selon le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI)

Le dossier est désormais aux mains de la 47e branche de la cour suprême qui traite des milliers de condamnations à mort. Toute fois un avocat de la condamnée se veut optimiste. De même des informations indiquent qu’un accord a été atteint pour le transfèrement de Mme Davari hors de Qarchak.

« Ma fille devait être innocentée mais je ne sais pas ce qui s’est passé, a confié la mère de la détenue à des défenseurs des droits humains. Tout ceci est un énorme point d’interrogation. Pourquoi ? Ma fille est une surdouée, elle est écrivain et traductrice. Ils pourraient vraiment tirer d’elle des bénéfices. Mais ils l’ont emmenée de la prison d’Evine à celle de Qarchak. En temps que mère, je suis folle d’inquiétude. J’espère vraiment que la cour suprême révisera son dossier, pour que ma fille, mais aussi les autres jeunes, n’aillent pas à la potence. »

Marjan Davari née le 24 avril 1966, a suivi ses études primaires en Angleterre. Elle a fini ses études à l’école des surdoués « Parian » à son retour en Iran. Elle a décroché son diplôme de traductrice bilingue anglo-persan à l’âge de 13 ans. Elle a mené des études universitaires dans la conception graphique, l’art et le dessin, ainsi que des recherches et des traductions dans le domaine des sciences mystiques et ontologiques de l’Orient et de l’Occident.

Mme Davari est titulaire du diplôme de la conception graphique de l’université des arts Al Zahra de Téhéran, a traduit des ouvrages de sciences mystiques et travaille à l’institut d’études et de recherches métaphysique “Rah Marefat”.

Suite à la fermeture de l’institut par les autorités iranienne en septembre 2015, elle a été arrêtée, accusée de « corruption sur Terre », de « collusion et complicité contre l’État » et d’ « adhésion à une secte », par la 15e branche du tribunal de Téhéran. Ce n’est qu’après 17 mois de prison, d’isolement et d’interrogatoires qu’elle a été condamnée à mort en mars 2017 par le juge potence Salavati.

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