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Iran: travailler devient de plus en plus difficile pour les femmes

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“La participation des femmes en Iran sur le marché du travail se chiffre à 12.4%, soit 1% de moins que l’an dernier”, a froidement déclaré le vice-ministre iranien du Travail le 25 septembre.” Abol-Hassan Firouzabadi a ajouté que chaque année, pas moins de 100.000 femmes sont exclues du marché du travail en Iran.
TravailleusesA titre de comparaison, les femmes dans le monde sont présentes à 45% dans la vie active. Le vice-ministre en question a ajouté que les femmes constituent 22% des fonctionnaires et 14% des salariés du secteur privé. Quelque 2,5 millions de femmes sont à responsables de famille, tandis que le nombre total de femmes embauchées en Iran ne dépasse pas les 3,1 millions. Actuellement, 87% des femmes en âge de travailler en Iran sont écartées du monde du travail, en raison de discriminations honteuses et ignobles.
“Actuellement un grand nombre de diplômés des plus grandes universités du pays ont rejoint le flot des serveurs et des portiers”, constate Abdullah Vatankhah, membre d’un syndicat officiel, mettant l’accent sur la dégradation du marché du travail et de la situation des femmes.
“Bien que les hommes et les femmes aient besoin d’interaction dans leur travail dans le domaine des services, les nouveaux plans de ségrégation sexuelle ont posé de nombreux obstacles et beaucoup ont perdu leur emploi”, observe Issa Rostami, un autre responsable du régime iranien.
“Il y avait un temps où les employés de banque n’avaient qu’un baccalauréat et que les diplômés universitaires devenaient directeurs de banques. Mais aujourd’hui les diplômés servent de portiers”, déplore l’économiste Zahra Karimi.
“Les choses sont pires pour les femmes qui sont utilisées sur le marché du travail comme une vitrine pour diverses compagnies. Elles deviennent de simples instruments ou sont reléguées à des postes de secrétaires”, ajoute-t-elle.

Travailleuses3Rahmatollah Pourmoussa, Secrétaire général du Conseil suprême du Travail, jette la lumière sur les faux documents qu’utilisent les patrons en Iran contre les intérêts des employés.
“Il y a quelques temps, raconte-t-il, j’ai eu en main un dossier dans lequel une dame d’un certain âge a été licenciée après 13 ans de bons et loyaux services, sans recevoir lors de son renvoi ni salaire, ni bonus, ni 13e mois, ni la moindre compensation. Durant toutes ces années son employeur avait son dossier avec son CV et savait qu’elle n’avait pas les qualificatons nécessaires. Il en a profité en lui baissant systématiquement son salaire. Parfois les patrons trafiquent eux-mêmes des documens pour forcer les employés à leur restituer la moitié de leur paye.”
Hossein Akbari, membre d’une association de travailleur raconte : “actuelement des bachelières travaillent comme soudeuses et des dessinatrices industrielles sont de simples ouvrières. Leur nombre ne cesse de grimper. De plus, toutes ces personnes préfèrent ne pas mentioner leur diplômes pour être embauchées dans certains ateliers et entreprises.

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