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Koulbar: Celle qui porte des fardeaux – nouveau métier dûr d’Iraniennes

Un métier qui est de plus en plus exercé en l’ouest de l’Iran, notamment le Kurdistan, c’est le métier de « Koulbar » -littéralement celui ou celle qui porte des fardeaux- consiste à transférer des marchandises en contrebande entre deux pays- l’Iran et l’Irak. Il s’agit normalement des marchandises qui pèsent plusieurs dizaines de kilos, et de volume considérable. Ces marchandises doivent être porter sur les épaules, cars les chemins montagneux ne laisse utiliser autres moyens que ses pieds, donc il faut penser à plusieurs jours de marche dans des montagnes sauvages avant d’arriver à l’autre bout pour remettre les marchandises et gagner une somme modeste pour pouvoir vivre et faire vivre sa famille.
Tahmineh, 37 ans, a exercé ce métier pendant quelques années. Elle dit : « Ce n’est pas une honte d’être koulbar, mais c’est un métier qui fait vieillir rapidement. Cela fait deux ans qu’ils ne permettent plus aux gens à exercer ce métier, mais avant les femmes aussi travaillaient. Moi-même je suis allée plusieurs fois porter des lourds fardeaux, mais je n’ai plus de souffle pour cela. »
Elle ajoute que son motif était de pouvoir payer pour garder ses parents. « Les fardeaux étaient lourds. Il fallait être forte, j’avais mal au dos. Je marchais pendant quatre ou cinq heures avant de me donner une pause. Je pensais toujours à mes besoins en matière d’argent, j’avais besoin d’argent. »
Donya, une autre koulbar, fait ce travail pour donner à manger à sa famille. Elle aussi le faire à cause de la pauvreté. Toutes ces femmes cherchent la même chose : gagner un peu d’argent pour pouvoir vivre.
Il faut rappeler que le gouvernement iranien a interdit ce métier depuis il y a plus de deux ans. Donc ce métier dangereux, la seule source de revenu pour beaucoup de gens, est désormais « illégal ». Des Gardiens de la révolution et les gardes frontaliers tirent sur les koulbars pour les empêcher d’exercer ce travail. Mais étant donné qu’aucun autre moyen ne reste praticable pour ces gens, leur nombre ne cesse d’augmenter au jour le jour.
Le nombre total de gens qui exercent ce métier dépasse, selon les journaux iraniens, 40 mille personnes.
Le nombre moyen des koulbars tués chaque année dépasse 200 personnes, toujours selon les journaux iraniens.

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