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La gifle magistrale d’un million d’Irakiens à Maliki : touche pas à Achraf

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Un million cinquante mille Irakiens ont signé une déclaration dénonçant l’ultimatum pour fermer le camp d’Achraf fin 2011 fixé par le premier ministre irakien Maliki en vue de déplacer de force ses habitants et jugent que ce n’est qu’un prétexte pour un bain de sang. Ils exigent tout simplement qu’il soit annulé.

C’est ce qu’a annoncé le mercredi 23 novembre, le secrétariat du Conseil national des chefs de tribus irakiens. En pleine période de rafles et d’emprisonnements arbitraires massifs en Irak, cette déclaration a quasiment valeur d’un référendum contre une politique répressive dictée par une puissance étrangère, l’Iran des mollahs, qui avance dans la violence la plus extême, au fur et à mesure que les Américains se retirent.

Nouri Maliki qui va régulièrement à Téhéran chercher ses instructions ou reçoit des ministres des mollahs pour anéantir Achraf, a péniblement recruté 200 ou 300 agents à travers tout le pays la semaine dernière pour manifester devant ce camp, afin de justifier le massacre qu’il a promis de commettre d’ici le 31 décembre. Il a dépensé pour cela beaucoup d’argent, grassement aidé par l’ambassade de Téhéran. Face à lui, ce million cinquante mille d’Irakiens lui disient clairement que sa décidions n’a aucune légalité ni légitimité. Dans n’importe quel Etat démocratique, elle entrainerait la chute du gouvernement. 

En outre, elle remet en cause sa “souverainté” puisqu’elle appelle l’ONU à dépêcher des casques bleus et des observateurs à Achraf. Elle exhorte la communauté internationale à faire annuler cette date butoir pour permettre un règlement pacifique de la crise d’Achraf par le HCR et le transfert des habitants dans des pays tiers.

Parmi les signataires de cette déclaration dont une copie a été envoyée au Conseil national de la Résistance iranienne, le CNRI, figurent les noms de 375.000 femmes, 2.300 chefs de tribus, 7000 avocats et juristes, 5000 médecins, 10.000 ingénieurs, 1.125 professeurs d’université, 2000 écrivains, 500 religieux et 119 autorités locales. On notera la présence massive des Irakiennes bien décidées à rejeter le fascisme religieux, à l’instar des mille Iraniennes qui résistent à Achraf.

Cette déclaration qui formule des revendications en cinq points, rejette et condamne vigoureusement tout déplacement forcé des Achrafiens en Irak et précise que l’ultimatum de la fin de l’année 2011 ne constitue qu’un prétexte pour une nouvelle agression et une nouvelle tuerie à Achraf. Elle appelle le Secrétaire général des Nations Unies, son représentant en Irak, la Haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, ainsi que l’UE, le Parlement européen et les dirigeants politiques irakiens, notamment le président du Parlement, à prendre des mesures d’urgence pour éviter ce carnage.

Les signataires réclament également la fin du blocus illégal et inhumain qui frappe le camp, notamment les privations médicales. Ils demandent encore le retrait des 300 haut-parleurs qui servent à torturer psychologiquement les habitants.

La signature d’un million cinquante mille personnes de cette déclaration prouvent bien que le peuple irakien s’oppose à la répression du camp d’Achraf et la considère comme la mise à exécution des ordres du fascisme religieux au pouvoir en Iran.

La semaine dernière, 94 dirigeants politiques et 121 personnalités kurdes d’Irak avaient déjà appelé dans deux déclarations séparées, à l’annulation de l’ultimatum et à un règlement pacifique de la crise d’Achraf par les Nations Unies.

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