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La MANUI et le HCR doivent empêcher la transformation du camp Liberty en prison pour les résidents d’Achraf

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Appel du comité international des juristes en défense d’Achraf, composé de 8500 avocats et juristes en Europe et aux Etats-Unis

Ils ne doivent pas délivrer de certificat de conformité pour ce campAfin de sauver la solution pacifique pour Achraf le Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et l’UE doivent condamner de manière urgente les violations par le gouvernement irakien de ses engagements internationaux

 

Le premier ministre irakien Maliki a ouvertement violé dans la pratique et en paroles le protocole d’accord signé par son gouvernement avec l’ONU sur Achraf. Il a menti en disant que l’OMPI « a été condamné pour terrorisme au niveau international ». En évoquant des mandats d’arrêts fabriqués de toutes pièces, il a ajouté que « des mandats d’arrêts ont été émis contre 121 habitants » et il a reconnu que « nous avons exercé des pressions sur les résidents d’Achraf afin de mettre fin à leur présence en Irak sous toutes les manières au 31 décembre ». Mais « il y a eu des médiations et des ingérences». Le Secrétaire général de l’ONU a pris contact et un protocole d’accord a été signé avec l’ONU afin qu’elle s’en charge. »

Dans une violation flagrante de ce protocole d’accord, Maliki précise : «Au quatrième mois Achraf sera fermé et les résidents seront transférés dans un camp près de l’aéroport (camp Liberty)» et «à la fin du quatrième mois, leur sortie doit être terminée pour aller soit en Iran, selon l’amnistie que la République islamique leur a accordée, soit dans des pays qui les auront acceptés comme réfugiés.» Il a ajouté : «Si l’ONU ne peut pas accomplir son travail jusqu’à la fin du quatrième mois, comme nous sommes les maitres de ce pays et que nous sommes souverains, nous agirons». Ce qui constitue une menace manifeste de massacre et d’extradition forcée des habitants sous prétexte de souveraineté.

Pendant ce temps, à la demande du régime iranien, en réduisant la superficie allouée aux résidents au camp Liberty à un demi kilomètre2, en construisant des murs de 4 mètres de haut autour du camp, en mettant obstacle devant le transfert des biens meubles et des véhicules des résidents et avec l’installation d’un poste de police et de forces de sécurité à l’intérieur de cette petite zone, le gouvernement irakien veut faire de ce camp une prison pour les habitants. Selon les instructions de Téhéran, le gouvernement irakien veut faire trainer sa réponse aux engagements précisés dans le protocole d’accord et veut prétendre que ce sont les résidents qui ont violé ce protocole.

Ce qui rend la situation plus dangereuse, c’est que le régime iranien et le gouvernement irakien veulent obtenir la confirmation par le HCR et la MANUI qu’il s’agit bien d’un camp de réfugiés et qu’ils ont l’intention d’anéantir l’opposition iranienne sous la bannière de l’ONU.

Alors que les résidents ont voulu contribuer à une solution pacifique pour Achraf, acceptée par la communauté internationale, en renonçant à leurs droits inaliénables, le régime iranien et le gouvernement irakien ne cessent de conspirer pour faire échouer cette solution.

Bien que le protocole d’accord ait été signé sans leur accord, sans qu’ils en soient informés et en l’absence de garanties minimales logiques et légitimes, après la déclaration du 25 décembre de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, la déclaration du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon du 26 décembre et la lettre de son Représentant spécial aux Achrafiens du 28 décembre, les habitants du camp ont accepté en signe de bonne volonté la proposition de Mme Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, qu’un premier groupe parte pour le camp Liberty le 30 décembre avec ses véhicules et ses biens meubles, jusqu’à ce que le reste des garanties soient assurées pour le transfert des autres habitants. Compte tenu de ces points, le Comité international des juristes en défense d’Achraf, composé de 8500 juristes en Europe et aux Etats-Unis, demande à ce que :

1- L’ONU et en particulier le HCR condamnent la construction d’une prison au camp Liberty et qu’ils ne délivrent pas de certificat avant que ne soit assurées un minimum de conditions requises, comme une surface suffisante, l’absence de la police dans cette enceinte, aucune arrestation des habitants lors de la sortie d’Achraf jusqu’à leur arrivée à Liberty et de Liberty vers un pays tiers, le libre transfert des biens et des véhicules et l’inspection préalable par une délégation d’habitants de ce site.

2- Le Conseil de sécurité de l’ONU, le gouvernement américain et l’Union européenne condamnent les mesures répressives du gouvernement irakien et les violations continues de ses engagements et qu’ils prennent des mesures urgentes pour sauver la solution pacifique pour Achraf.

Comité international des juristes en défense d’Achraf
Le 17 janvier 2012

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