Camp Liberty

La privation de soins comme moyen de pression des réfugiés iraniens de Liberty

SONY DSCLa persécution des habitants du camp Liberty en Irak par les forces de sécurité liées au cabinet du premier ministre Nouri Maliki continue à un rythme quotidien.

Hier, 15 août l’ambulance qui devait emmener des malades dans des hôpitaux à Bagdad a quitté le camp avec une heure et demie de retard. Pourtant prêt à 8h du matin devant la porte du camp, le véhicule a été bloqué par les agents, gardant les malades dans la chaleur de l’été irakien avant de les laisser partir vers 9h30.

Vu le nombre important de blessés résultant de plusieurs attaques et l’absence d’accès libre aux soins médicaux, il y a actuellement 800 personnes à Liberty nécessitant des traitements spéciaux. Un grand nombre de patients attendent des mois, voir une année avant d’être envoyés à Bagdad pour y consulter un spécialiste. Beaucoup souffrent désormais de maladies chroniques.

La clinique de Liberty ne compte que deux ambulances où les malades sont souvent empilés dans des conditions dramatiques lors du transport à l’hôpital. A l’hôpital également, les interventions inopinées d’agents du renseignement irakien ou des forces de sécurité lors des consultations dans le cabinet du médecin, rend la situation insupportable pour les habitants déjà victimes d’une privation de soins.

 

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