Camp Liberty

La Résistance iranienne dénonce de nouvelles intrigues des mollahs contre l’OMPI à Liberty et à Achraf

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agents vevakLe Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne a publié ce communiqué hier:

Selon les informations reçues de l’intérieur du régime des mollahs, le ministère du Renseignement, le Vevak, fomente de nouvelles intrigues et élaborent de nouveaux plans contre les Moudjahidine du peuple à Liberty et à Achraf.

Ces projets surviennent après l’échec des investissements sans compter du régime sur le transfert forcé des Achrafiens dans la prison de Liberty, le renforcement du blocus et des pressions afin de pousser un grand nombre d’habitants à capituler et à retourner en Iran. Or tous ces efforts ont eu l’effet contraire.

On peut lire dans les rapports en question :

1- Les agents du Vevak à l’ambassade à Bagdad ont dit à ceux qui quittent Liberty, se rendent aux forces irakiennes et s’installent à l’hôtel Mohajer, qu’avant d’être transférés en Iran, ils doivent aller à Achraf et prendre part à la persécution des Achrafiens qui s’y trouvent et à des reportages truqués pour la télévision officielle. L’ambassade leur a dit que cela facilitera leur retour en Iran. C’est exactement le processus que des mercenaires comme Ghorban-Ali Hossein Nejad ou Maryam Sanjabi, ont suivi.

2- Le Vevak demande à ces individus de s’adresser constamment au HCR et à la MANUI pour leur dire que l’Ompi contrôle sévèrement les habitants à Liberty et ne permet pas aux gens de partir.

3- C’est dans ce cadre que ces dernières semaines des employés de l’ONU se sont rendus régulièrement à l’hôtel Mohadjer pour discuter avec ces individus. Sur les conseils du Vevak, des transfuges ont dit aux employés de l’ONU que cela faisait un bout de temps qu’ils voulaient quitter Liberty mais qu’ils ne l’avaient pas fait par peur de l’Ompi et qu’il y a toujours à l’intérieur du camp un grand nombre de gens qui veulent partir mais qui ont peur de dire qu’ils abandonnent la lutte.

4- C’est par la voix de ces transfuges que le Vevak a dit aux employés de l’ONU que ces derniers mois, 300 habitants s’étaient séparés de l’Ompi mais que l’Ompi leur a dit que ce n’était pas dans leur intérêt de quitter le camp et qu’ils devaient y rester jusqu’à ce qu’elle puisse s’occuper d’eux.

5- Le régime iranien et le gouvernement irakien ont demandé au HCR et la MANUI d’envoyer au plus vite en Europe les mercenaires installés à l’hôtel Mohajer comme Ghorban-Ali Hossein-Nejad pour montrer aux habitants de Liberty que tous ceux qui se dissocient de l’Ompi et quittent Liberty ont davantage de chance d’être envoyés en Europe et que l’ONU s’occupera plus vite de leur cas. Ils s’imaginent ainsi pouvoir encourager les habitants à capituler.

6- Selon ces rapports, le Vevak est fortement préoccupé et irrité par la dénonciation de ses agents à Bagdad et en Europe par l’Ompi qui rend public le détail des contacts de ces individus avec l’ambassade des mollahs et les agents du Vevak en Irak et ailleurs.

7- C’est dans ce cadre que dans la seconde moitié de décembre dernier, le HCR a distribué au camp Liberty une brochure qui a déclenché les vives protestations des habitants. La brochure qui leur était adressée disait « si vous souhaitez retourner volontairement en Iran, le HCR vous confiera au gouvernement irakien pour que le gouvernement irakien en coopération avec des organisations concernées vous permette un retour sûr et digne dans votre pays ». La brochure ajoutait : « Certains anciens habitants du camp (…) vivent à présent dans d’autres endroits que leur a fournis le gouvernement irakien (…) vous pouvez toujours au moment des inspections quotidiennes du camp par les employés du HCR, parler de vos besoins particuliers et d’autres sujets aux employés du HCR. » Les « autres endroits » en question, c’est l’hôtel Mohajer, une filiale du Vevak.

8- William Bourdon et Guy Goodwin-Gill, deux éminents juristes, ont adressé au nom des habitants de Liberty une lettre au Haut Commissaire aux Réfugiés le 24 janvier disant que des habitants de Liberty « ont rapporté que lorsqu’ils exprimaient des opinions qui ne plaisaient pas à l’interrogateur, on leur demandait de signer un formulaire d’abandon de leur demande de statut de réfugié (…) Malheureusement, il apparait que des officiers du HCR utilisent toujours le retrait de la protection internationale comme un moyen pour faire taire les réfugiés. » La lettre ajoute : « nous avons reçu plusieurs informations de nos clients comme quoi on a exercé sur eux des pressions pour répondre à certaines questions qui n’ont rien à voir avec la détermination du statut de réfugié (…) des questions comme « Est-ce que vous torturez les gens dans votre organisation ? » Ou des questions pouvant avoir trait au renseignement (…) Ces deux derniers mois nous avons reçu 25 plaintes de résidents parce que les représentants du HCR leur avaient demandé s’ils avaient des plaintes à formuler contre l’OMPI qu’ils voulaient confier au HCR. »

Les vaines tentatives du régime des mollahs et la collaboration regrettable de la MANUI et de quelques employés du HCR avec ce régime interviennent alors que le 14 novembre 2012, pour la énième fois, l’OMPI a officiellement notifié à tous les habitants du camp Liberty et leur a demandé que si quelqu’un est incapable de tolérer les difficultés de la lutte contre le régime inhumain du guide suprême, alors à la première occasion et après avoir reçu une aide financière de l’Ompi, cette personne sera présentée au HCR pour quitter le camp Liberty. A la suite de cette annonce officielle, jusqu’à la fin de 2012, onze habitants se sont rendus aux forces irakiennes après avoir reçu une aide financière de l’Ompi ; les documents existent. Cette question a ensuite été transmise par les représentants des habitants et leurs conseillers juridiques au HCR et aux autorités de la MANUI, au Haut commissaire pour les réfugiés, au Secrétaire général de l’ONU et aux autorités irakiennes.

Tous ceux qui ces dix dernières années ont été en contact avec les résidents d’Achraf, que ce soit le gouvernement ou les forces des Etats-Unis, la MANUI ou le HCR, savent que les membres de l’OMPI sont des volontaires qui ont choisi de leur plein gré de venir pour renverser le régime des mollahs et instaurer la démocratie et que nul n’est retenu contre sa volonté.

C’est quelque chose qui a été certifié dans des documents écrits, lors d’auditions au Congrès américain, sous serment, de nombreux officiers américains comme le général David Phillips, le colonel Wesley Martin, le colonel Gary Morsch, le colonel Julie Norman et le colonel McCloskey qui ont été responsables de la protection d’Achraf de 2003 à 2009. Divers services américains ont interrogé en privé tous les habitants d’Achraf en 2003 and 2004 et ensuite une fois par an par les forces américaines pour être sûrs de la présence volontaire des habitants à Achraf.

A la suite du transfert de la protection aux forces irakiennes, de février à avril 2009, les représentants du gouvernement irakien ont mené des entretiens privés en présence du CICR dans le bataillon situé hors d’Achraf avec l’ensemble des résidents, offrant toutes sortes de promesses comme quoi s’ils quittaient Achraf, le gouvernement irakien faciliterait leur transfert en Europe. Seuls onze habitants sont partis, le reste demandant à rester à Achraf.

Depuis le 18 février 2012 où le premier groupe d’Achrafiens a été transféré au camp Liberty, 2700 habitants ont été enregistrés individuellement par le HCR et 1920 ont été interrogés en privé de une à plusieurs fois et parfois jusqu’à 17 fois par le HCR avec ses interprètes, dans ses propres bâtiments hors du camp.

Toute allégation contraire est une tentative futile de masquer l’échec du projet du Lieu de transit temporaire (LTT) mené de pair par le gouvernement irakien et Martin Kobler pour priver les Achrafiens de leur foyer. Or selon les normes du HCR, un LTT est destiné à un séjour de plusieurs semaines à un maximum de plusieurs mois. Un an après leur arrivée à Liberty, seuls cinq habitants ont été transférés dans des pays tiers et la grande majorité des habitants seront toujours en Irak en 2013 et 2014. Par conséquent, comme annoncé précédemment par les habitants de Liberty, soit Liberty doit être immédiatement qualifié camp de réfugiés ou maintenant que les entretiens du HCR sont terminés, les habitants doivent retourner rapidement à Achraf.

Tout en mettant en garde contre les intrigues du régime iranien via le gouvernement irakien et Martin Kobler contre les habitants d’Achraf et de Liberty et les ingérences dans leur destinée, la Résistance iranienne appelle l’ONU et le HCR à s’opposer à cette ingérence et à ne pas permettre que l’ONU et ses organes soient utilisés par le régime iranien et le gouvernement irakien comme un instrument de répression de l’opposition au fascisme religieux au pouvoir en Iran.

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