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Le blocus du Camp Liberty en Irak se poursuit aux dépens des malades et des blessés

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Camp-LibertyVoilà trois semaines que les forces irakiennes bloquent l’entrée de l’essence dans le camp Liberty. Depuis leur arrivée dans le camp, les habitants achètent une petite quantité d’essence chaque semaine pour les déplacements dans le camp d’un nombre limité de véhicules.

Ces véhicules servent essentiellement à la distribution des repas et aux transports des malades et des blessés, et de ceux qui sont incapables de marcher sur le sol caillouteux du camp. Quand les habitants ont été transférés à Liberty, le gouvernement irakien a empêché le transfert de 95% des véhicules et par la suite, la plupart ont été volés.

Avec le renforcement du blocus logistique et médical du camp Liberty, les forces irakiennes ces derniers mois ont aussi empêché l’entrée de l’essence, persécutant de ce fait les malades et les handicapés.

Les 21 et 22 décembre, les forces irakiennes ont forcé quatre malades à se rendre à l’hôpital sans interprètes avec un grand retard et les patients ont dû rentrer au camp sans avoir pu faire quoi que ce soit.

Sur la base des engagements répétés et écrits du gouvernement américain et de l’ONU sur la sécurité et la protection des habitants du camp Liberty, la Résistance iranienne demande leur intervention immédiate pour mettre fin au blocus criminel du camp, y compris le passage libre du carburant. Elle appelle aussi toutes les instances internationales des droits humains à prendre des actions sérieuses pour lever ce blocus inhumain.

 

Le pillage du Camp d’Achraf par l’appareil de la Sécurité irakienne continue

Pillage au camp d'ashrafL’appareil de la Sécurité nationale irakien commandée par Fallah Fayaz et les terroristes affiliés à la Force terroriste Qods iranienne continuent à piller les biens de l’OMPI au camp d’Achraf. Un grand nombre de véhicules volés à Achraf, comme des grues et des camions, ont été transférés au quartier général de la Sécurité nationale à Bagdad. L’OMPI est la principale opposition démocratique au régime des mollahs en Iran.

Le 15 décembre, indique un communiqué du CNRI, les mercenaires du groupe terroriste Badr ont volé à Achraf au moins six bungalows et six remorques pour leur transport pour le déploiement des mercenaires sur une nouvelle route que le régime iranien construit à partir de Cheikh Shanif près d’Achraf (province de Diyala) jusqu’à Samarra (province de Salaheddine).

Ghassem Soleimani, chef de la Force terroriste Qods, et Hadi Ameri, chef des terroristes de Badr, se sont rendus à Achraf pour contrôler de près l’avancée des travaux de la route. Le but de ce tronçon, nommé « Al-Imamyn Al-Askaryn », est de faciliter l’occupation de grandes parties de l’Irak par les pasdaran et la Force Qods du régime iranien.

Dans un communiqué du 15 novembre 2014, le secrétariat du CNRI annonçait que « le 31 octobre, un groupe de l’appareil de la Sécurité nationale (…) s’est rendu au camp d’Achraf avec 50 camions remorques pour les charger de véhicules divers ».

Ce pillage systématique se déroule malgré le plan commun du 5 septembre 2013 entre la MANUI et l’ambassade des Etats-Unis pour l’évacuation d’Achraf qui stipule que « le gouvernement irakien doit permettre aux habitants de vendre leurs biens à tout moment » et qu’il « passera en revue l’inventaire des biens avec les habitants en présence de l’ONU» et qu’il «doit protéger et garantir tous les biens d’Achraf. »

Dans une lettre du 6 septembre 2013 à Mme Maryam Radjavi, Mme Elizabeth Jones, alors secrétaire d’Etat adjointe américaine pour les Affaires du Proche-Orient soutenait ce plan et ajoutait que « les Nations Unies faciliteront la sauvegarde des biens d’Achraf par le biais d’une entreprise de sécurité locale de confiance que vous aurez retenue. L’ambassade des États-Unis fera tout son possible pour soutenir ces efforts. » C’est sur la base de ces garanties que le dernier groupe d’habitants a quitté Achraf. Cependant dans la pratique aucune promesse n’a été tenue et les habitants n’ont pu vendre un centime de leurs biens.

Une fois de plus, la Résistance iranienne attire l’attention du gouvernement américain et de l’ONU sur le pillage systématique et astronomique des biens d’Achraf en violation de tous les accords. Elle appelle à une action immédiate pour empêcher la poursuite de ces vols, faire restituer les biens volés et faire des arrangements pour la vente des biens des habitants par leur représentant légal le sénateur Robert Torricelli.

 

Lors d’une conférence à Washington, plusieurs sénateurs américains ont demandé la fin du blocus du camp Liberty, le lieu de résidence des opposants iraniens en Irak.

senat-americainCette conférence a eu lieu le jeudi 18 décembre au sénat des Etats-Unis, dans la salle « Kennedy ».

Dans son discours, le sénateur Roy Blunt, membre important de la Commission du budget des forces armées, a déclaré : « Le sujet du camp Liberty est un sujet très important. Nous (les Etats-Unis) n’avons pas tenu notre engagement d’assurer leur protection. »

Le sénateur Joseph Lieberman (candidat des élections présidentielles aux Etats-Unis en 2000) a déclaré : « Les Etats-Unis doivent assumer de nouveau la responsabilité de protection des habitants du camp Liberty, car ils sont toujours exposés aux menaces. Les standards humanitaires n’ont pas été respectés et ils ont été maltraités. Le gouvernement américain n’a pas respecté les engagements qu’il avait donnés concernant leur protection et leur transfert dans de bonnes conditions du camp d’Achraf vers le camp Liberty. »

Le sénateur Lieberman a ajouté : « Les opposants iraniens (les Moudjahidine du Peuple) ont été des pionniers dans la lutte contre le fondamentalisme islamique. Le centre du fondamentalisme islamique se trouve à Téhéran. Le programme du Conseil national de la Résistance d’Iran est une alternative face au fondamentalisme islamique et ces opposants sont un espoir pour l’Iran de demain. »

Mme Frances Townsend, ancienne conseillère de la sécurité intérieure auprès de la Maison Blanche, a affirmé : « Les habitants du camp Liberty n’ont pas accès aux soins médicaux. C’est une situation injuste que nous ne pouvons pas tolérer. Le gouvernement de Maliki était sous l’influence du régime iranien. Les personnes qui à l’époque du gouvernement de Maliki (ancien gouvernement d’Irak) avait mis en place un blocus contre le camp Liberty sont toujours en poste sous le régime actuel en Irak. Ils continuent de nier les droits les plus élémentaires des habitants du camp Liberty… Pour moi, c’est un grand privilège d’être la voix des habitants du camp Liberty. J’ai l’impression d’avoir des liens de parenté avec les femmes qui vivent au camp Liberty. Madame Radjavi est un exemple et une source d’inspiration pour les femmes de ce mouvement. Elle est aussi une voix des femmes iraniennes sur la scène internationale. »

 

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