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Le camp Liberty en Iraq : 7000 membres du corps médical appellent à la fin du blocus contre les opposants iraniens

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iraniens du camp liberty7145 membres du corps médical de 15 pays ont appelé à la fin du blocus médical contre les habitants du camp Liberty en Irak. Le quotidien jordanien Al-Dastour a rapporté à ce sujet, le 19 décembre: ” L’appel a été rendu public par le professeur Firouz Daneshgari, secrétaire général de la Fondation MDAid au Etats-Unis, lors d’une conférence de presse sur la situation médicale du camp Liberty”.

Plusieurs signataires ont participé à la réunion par vidéoconférence depuis les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Suède, l’Italie et l’Australie. Mme Carrol Corillion, éminente membre de l’Académie nationale des sciences aux Etats-Unis, a exprimé son indignation concernant le blocus du camp Liberty et “la nécessité de prendre une action vigoureuse pour protéger les malades et blessés de ce camp d’opposants iraniens”. Elle a déclaré le soutien de l’Académie nationale des sciences pour l’action des médecins du camp Liberty “qui n’ont d’autres revendications que l’accès de leurs patients aux services médicaux publics”

Des représentants du camp Liberty ont présenté la situation médicale du camp et ont expliqué les conditions dans lesquelles 22 habitants ont été tués à petit feu par les restrictions imposées par les autorités irakiennes sous la botte des dictateurs iraniens.

Le docteur Firouz Daneshgari, de l’université Case Western Reserve, a annoncée, à l’occasion de cette conférence, la déclaration de “7145 membres du corps médical aux Etats-Unis, Grande Bretagne, Suède, Italie, Belgique, Irak, Égypte, Jordanie, Maroc, Arabie Saoudite, Syrie, Émirats arabes unis, Turquie, Afghanistan et Soudan, pour une action internationale urgente afin de briser le blocus médical du camp Liberty.”

” Le gouvernement américain et les Nations unies ont une responsabilité morale et légale de protéger les habitants du camp Liberty”, ont-ils souligné

 

Les Iranien du camp Liberty en Irak : ils restent soumis à un blocus médical cruel, les empêchant de transférer les malades à l’hôpital

Il est à noter un retard intentionnel dans le transport des urgences médicales et un blocus médical cruel au camp Liberty qui continue avec son lot d’obstacles à l’accès libre aux soins.

Le 15 décembre 2014, alors que toute la coordination nécessaire au transport à l’hôpital de cinq malades avait été faite, à la dernière minute et sans aucune raison, les agents irakiens ont empêché leur départ, leur faisant rater tous leurs rendez-vous.

Le même jour, et sur la prescription du médecin irakien du camp, une habitante devait être hospitalisée d’urgence pour une crise d’appendicite. Cependant, sur ordre du major irakien Ahmed Khozair, les services de renseignement ont retardé le départ, laissant cette patiente se tordre de douleur quatre heures durant sous prétexte de vouloir changer son interprète ; il a fallu changer trois fois d’interprète.

A nouveau, le 16 décembre, sur ordre d’Ahmed Khozair, trois patients ont été contraints d’aller consulter à l’hôpital sans interprète et deux autres malades ont dû en changer trois fois. L’ambulance est donc partie avec deux heures de retard, et ils ont raté la plupart de leurs rendez-vous. Le médecin de l’un des malades avait quitté l’hôpital. Un autre malade sans interprète n’a pu se faire comprendre du médecin, qui au lieu de lui faire passer une radio du pied, lui a mis un plâtre. Un autre malade a raté un rendez-vous pris de longue date et qui a dû être repoussé d’une semaine.

Dans un communiqué, la Résistance iranienne appelle l’ensemble des instances internationales des droits humains, l’OMC et les autres organes concernés de l’ONU, à faire lever ce blocus inhumain qui a déjà coûté la vie à 22 habitants. Vu les engagements pris par l’ONU et le gouvernement américain sur la sécurité et le bien-être des habitants du camp Liberty, la Résistance iranienne les appelle à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à ce blocus et assurer aux habitants un libre accès aux soins médicaux.

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