Camp LibertyEn iran

Le chef du HCR condamne l’attaque contre un camp d’Iraniens en Irak

unhcr_logoGENÈVE, 15 juin 2013 (AFP) – Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a condamné l’attaque contre un camp hébergeant des Moudjahidine du peuple, un groupe d’opposition iranien, qui a fait des morts et des blessés samedi près de Bagdad.

Le Haut-Commissaire “condamne fermement l’attaque aux tirs de roquette” ayant eu lieu samedi “contre le Camp Liberty en Irak qui aurait tué deux personnes et blessé des dizaines” d’autres, indique l’agence onusienne dans un communiqué.

“C’est un nouvel acte inadmissible et horrible de violence”, a déclaré M. Guterres, cité dans le communiqué.

“J’appelle le gouvernement irakien à prendre des mesures immédiates pour assurer la sécurité des résidents (du camp) et pour empêcher toute autre attaque”, a-t-il ajouté.

Il s’agit de la deuxième attaque ayant entrainé la mort de personnes dans le Camp Liberty depuis janvier.

Le 9 février, une première attaque au mortier et à la roquette avait tué huit personnes et causé des dizaines de blessés, relève le HCR.

Le Haut-Commissaire lance par ailleurs un appel à tous les pays pour qu’ils aident à trouver des “solutions urgentes pour les résidents du Camp Liberty”.

Il présente aussi ses condoléances aux familles des victimes.

Un peu plus tôt samedi, une porte-parole de l’ONU avait annoncé qu’il y avait eu une “attaque meurtrière” contre le camp hébergeant des Moudjahidine du peuple.

A Paris, un porte-parole du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a dénoncé l’absence d’agents de l’ONU au moment de l’attaque.

Selon Shahriar Kia, un porte-parole des Moudjahidine du peuple de Camp Liberty, plus d’une dizaine de “missiles” ont touché le camp.

Les deux porte-parole ont critiqué le refus de l’ONU de ramener les habitants de Camp Liberty à leur ancienne base du Camp Achraf, près de la frontière iranienne. Les Moudjahidine du peuple, chassés d’Iran dans les années 1980, y avaient été accueillis par Saddam Hussein.

Quelque 3.000 opposants iraniens vivent actuellement au Camp Liberty, où ils ont été transférés fin 2012.

Il s’agit d’un camp de transit, ultime étape avant leur départ d’Irak en vertu d’un accord entre l’ONU et Bagdad. Lors du dernier départ en date, 14 résidents du camp sont partis en mai pour l’Albanie, qui a accepté d’accueillir à terme plus de 200 Moudjahidine du peuple.

Le CNRI a dénoncé samedi les “promesses mensongères de sécurité et de transfert rapide vers des pays tiers” qui ont permis à l’ONU de convaincre les opposants iraniens de se rendre dans “la prison de Liberty”.

 

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