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Les exécutions collectives continuent en Iran

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exécutions collectivesSept hommes ont été exécutés par pendaison mercredi dans la province d’Ispahan, a indiqué le 20 décembre le quotidien iranien Kayhan, citant le procureur de cette province du centre de l’Iran. Agées de 25 à 45 ans, les victimes étaient accusées invariablement soit de trafic de drogue, soit de viol.

Mis à part que le viol soit une torture courante dans les prisonns en Iran et que plus d’un directeur de prison ait fait fortune dans le trafic de drogue au sein des centres de détention, ces deux chefs d’inculpation servent de prétexte passe-partout à l’exécution des prisonniers politiques, des jeunes raflés dans les rues et des manifestants.

Cela permet aussi aux démocraties de justifier leur silence sur les centaines d’exécutions qui laminent la jeunesse iranienne, tout en laissant le feu vert aux mollahs pour actionner davantage le levier de la potence. Bien que le plus souvent, les mollahs, par pure cruauté, soulève à la grue les condamnés, procédé faisant terriblement souffrir la victime qui ne meurt pas immédiatement.

L’Iran est l’un des pays qui procèdent au plus grand nombre d’exécutions dans le monde.

Officiellement, Téhéran a procédé à 300 exécutions au cours des huit premiers mois de 2012, avait indiqué en octobre un expert de l’ONU. Mais selon lui, le nombre réel des exécutions était probablement bien plus élevé en raison des restrictions imposées en matière d’information par l’Iran. En 2011, l’ONU a recensé 670 exécutions dans ce pays.

Le régime iranien a propagé la drogue dans tout le pays pour grossir les comptes en banque de ses dirigeants, mais aussi pour affaiblir la jeunesse qui est un moteur de la révolte. Les estimations officielles avouent quelque deux millions de drogués dont 400.000 héroïnomanes pour une population de 75 millions d’habitants. Mais les chiffres véritables de ce fléau qui ravage des villages entiers et qui décime les établissements scolaires et universitaires, sont bien plus élevés.

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