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Les femmes, moins frileuses à demander des augmentations

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images (1)Une étude mondiale d’Accenture révèle que les femmes ont été plus nombreuses à demander une augmentation en 2014. 54% d’entre elles ont sollicité leur employeur sur la question, ce qui représente la même proportion que pour les hommes.

Depuis une dizaine d’années, Accenture réalise à l’occasion de la Journée de la Femme pour son réseau féminin Accents sur Elles une étude mondiale auprès de cadres et cadres dirigeants sur la manière dont les hommes et les femmes perçoivent leur environnement de travail. « Cette année, notre étude porte sur l’écoute, l’apprentissage en entreprise et le leadership. Nous remarquons qu’il y a de moins en moins d’écarts dans les comportements, attentes et préoccupations entre hommes et femmes », se réjouit Anne Pruvot, directrice exécutive chez Accenture et présidente d’Accent sur Elles*.

Les femmes, moins frileuses à demander des augmentations
En 2014, à peu près autant d’hommes que de femmes (54%) ont demandé une promotion. Un résultat plus rééquilibré, mais aussi plus élevé, puisqu’en 2013, 47% d’hommes et 40% de femmes en avaient fait la demande. Les perspectives d’évolution des femmes semblent plus engageantes : la moitié des sondés (52%) considèrent que leur entreprise prépare mieux les femmes à exercer des responsabilités de cadres dirigeants. L’étude révèle que 76% des cadres et cadres dirigeants français considèrent même que les femmes seront plus nombreuses à accéder au poste de DSI d’ici 2030. « Ce poste revêt une importance symbolique : très peu de femmes accèdent à ce poste, explique Anne Pruvot. Elles sont minoritaires dans le milieu informatique, tout comme dans les formations scientifiques et les écoles d’ingénieurs. Les femmes doivent s’emparer du sujet du numérique qui constitue l’un des principaux leviers de croissance et d’innovation. »

 

La formation initiale et continue, plus importante en France
Pour acquérir de nouvelles compétences managériales, 39% des salariés considèrent que le meilleur moyen est d’apprendre sur le « tas », alors que 20% préfèrent s’appuyer sur des formations. Le fameux « learn by doing » qui n’est pas aussi apprécié en France : 30% des sondés français ont cité les formations, contre 21% l’exercice d’une fonction. « Les diplômes et certifications sont beaucoup plus valorisées en France que dans le modèle anglo-saxon qui s’applique dans de nombreux pays et notamment dans les pays émergents », explique Anne Pruvot. Et la grande majorité des salariés Français (93%) se déclare satisfaite des formations proposées par leur entreprise, ce qui représente 8 points de plus que les salariés du monde entier.

Les frustrations de la génération Y
Les jeunes issus de la génération Y représentent la part la plus importante des salariés qui ont demandé une augmentation de rémunération (68%) et une promotion (59%) en 2014. Ils sont également plus nombreux par rapport aux autres générations à se plaindre de faire des journées de travail trop longues (33%). 38% des jeunes de la génération Y se considèrent comme étant sous-payés et 38% entrevoient peu d’opportunités de progression au sein de leur entreprise. La directrice exécutive explique que cette frustration est logique : « les jeunes de la génération Y commencent à accéder à des responsabilités et exercent parfois des rôles pour lesquels ils n’ont pas encore le titre ou la rémunération adaptée. De plus, les entreprises de tailles moyennes et grandes évoluent de plus en plus vers une structure de plus en plus plate, avec moins de niveaux hiérarchiques. Si la progression ne correspond pas au rythme que ces jeunes attendent, le plus important demeure que l’activité qu’ils exercent soit porteuse de sens. »

Des salariés hyper-connectés et sollicités
98% des personnes interrogées avouent passer une partie de leur journée de travail à gérer plusieurs tâches en même temps. Si 66% d’entre eux considèrent ce nouveau mode de fonctionnement comme un signe de leur productivité, 26% en France considèrent que les sollicitations externes (principalement les coups de téléphone et les visites ou réunions inopinées) les empêchent de travailler de manière optimale. « Étonnement, les sources d’interruption majeures restent très classiques », relève la directrice exécutive d’Accenture, qui considère ce fait comme le signe que les nouvelles technologies se sont complètement intégrées dans les habitudes de travail.

 

* Créé à l’initiative d’Accenture en 2004, le réseau Accent sur Elles compte 1.500 femmes qui exercent des postes à responsabilité, dont la majorité est externe à Accenture.

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