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Lettre commune de plus de 3000 habitants de Liberty au secrétaire général de l’ONU et aux membres du conseil de sécurité :

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demande de retour à Achraf– Les mensonges de Kobler au conseil de sécurité fournissent un prétexte à une autre attaque

– En nommant un représentant impartial, ne laissez pas se produire un 4e massacre au nom de l’ONU  

Plus de 3000 habitants de Liberty ont écrit la semaine dernière une lettre au secrétaire général de l’ONU et aux membres du Conseil de sécurité sur les falsifications manifestes du rapport du 21 mars de Martin Kobler au conseil de sécurité. Evoquant une possible attaque sur Liberty, ils notent dans leur lettre : Par rapport à la sécurité de Liberty, Kobler ne fait que répéter et promouvoir les promesses du gouvernement irakien. « Or sans l’aide du gouvernement irakien, l’attaque sur Liberty n’aurait pu se faire.

Kobler et le gouvernement irakien nous ont transférés dans une prison (…) privée d’un minimum de sécurité. Les conditions du camp, comme sa superficie réduite et la disposition serrée des baraquements sans protection, ont fait de Liberty un abattoir pour les habitants. Mais dans son rapport, Kobler ne fait aucune allusion au besoin urgent de sécurité des habitants, comme le retour des murs en T de protection, le transfert des casques et des gilets de protection et des équipements médicaux, l’opposition du gouvernement irakien à mener les travaux de constructions nécessaires et à augmenter la superficie du camp. »

Le message de Kobler en un mot c’est qu’il soit donné l’ordre aux habitants d’Achraf de se presser d’aller à l’abattoir de Liberty, et qu’il soit ordonné aux habitants de Liberty d’oublier leur problème de sécurité, de continuer comme d’habitude et d’attendre la prochaine attaque. Pourtant les instructions du HCR dans son dossier de 2011 souligne que en cas d’attaque contre un camp « si le gouvernement du pays hôte ne peut ou ne veut assurer une sécurité adéquate et n’est pas en mesure de garantir la sécurité et le bien-être des personnes relevant de la compétence du HCR, il [faut] envisager le bien-fondé du déplacement du camp ou de l’installation de la population. »

Pour contourner les demandes de sécurité, Kobler conseille que les habitants suivent la question des biens, mais dans le cadre que le gouvernement irakien et Kobler ont fixé. De plus, il veut compléter le projet de spoliation des biens des habitants par le gouvernement irakien. En réponse à cette tromperie, les habitants ont annoncé qu’ils ne « tomberont pas dans ce piège sanglant ».

La lettre des habitants ajoute : « Au lieu de protester contre l’interdiction faite de transférer les équipements médicaux des habitants d’Achraf à Liberty et contre le blocus médical criminel qui a fait à ce jour 12 morts, Kobler se moque de nous et demande notre coopération avec le gouvernement irakien sur le plan médical. La clinique irakienne n’est composée que de quelques baraquements vétustes sans le moindre équipement pour répondre aux urgences, un fait reconnu plusieurs fois par les médecins irakiens. »

Dans leur lettre au Secrétaire général et au Conseil de sécurité de l’ONU, les habitants dressent l’inventaire des mensonges de Kobler, notamment sur les entretiens pour le statut de réfugié, et sur le fait que la direction du camp « empêche les habitants qui le veulent de quitter le camp ». Avec ces mensonges ignobles, écrivent-ils, il fournit le prétexte à un autre massacre. Ces mensonges interviennent alors que plus de 3000 personnes ont à maintes reprises effectué des entretiens privés hors du camp et que tout le monde se trouvent à quelques mètres de la police irakienne et des employés de Kobler. A propos des entretiens pour le statut de réfugiés, « même après l’attaque à la roquette qui visait la sécurité collective, chaque personne qui le voulait, pouvait aller sans le moindre obstacle faire un entretien, et les employés du HCR le savaient ».

Ils ont ajouté : « Un comportement agressif avec les observateurs de l’ONU est un mensonge visant à occulter nos protestations, celles de nos avocats et du Comité internationale pour l’application de la justice (ISJ) contre le comportement d’un employé de Kobler qui apportait des messages du ministère du renseignement des mollahs à certains résidents. Dans de très nombreux cas, les employés de la MANUI disent que leur attitude anormale est due aux ordres de Kobler et qu’ils n’ont aucune envie de faire ces démarches honteuses. » Les habitants ajoutent : « Nous avons maintes fois demandé que la porte du camp soit ouverte aux avocats, aux parlementaires et aux journalistes pour que le monde connaissent les crimes contre l’humanité commis à Liberty et que Martin Kobler essaie toujours de couvrir.

Mais mêmes nos représentants légaux comme le sénateur Torricelli et le Pr Schneebaum, qui venaient des Etats-Unis, n’ont pas été autorisés à entrer dans le camp. »

Dans son communiqué n°16, le 9 février à la suite de l’attaque à la roquette sur Liberty, la Résistance iranienne écrivait : « Après 15 mois d’expérience amère et sanglante truffée de tricheries et de tromperies, les rencontres et le dialogue avec Kobler, pour les réfugiés et la Résistance iranienne n’ont plus de raison d’être et ne pourront aboutir qu’à davantage de restriction, de répression et d’effusion de sang. »

De même dans le communiqué du 5 mars 2013 su CNRI, on peut lire que Mme Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne souligne : « Jusqu’à la fin de l’enquête internationale et le procès des criminels, aucune rencontre, ni dialogue, ni réponse aux lettres de Kobler, qui a préparé le terrain et facilité les prochains massacres à Achraf et Liberty, n’ont plus de raison d’être. »

Evoquant le rapport du Comité international pour l’application de la justice qui demande un procès de Kobler pour « avoir envoyé 3100 réfugiés à la prison Liberty et le massacre du 9 février » et en s’appuyant sur le témoignage du Dr Tahar Boumedra au Congrès américain, au parlement britannique et à l’ONU à Genève, les habitants demandent au Secrétaire général de l’ONU et au Conseil de Sécurité de « révoquer Kobler et de nommer un représentant impartial en rapport avec Achraf et Liberty » et de ne pas permettre « un quatrième massacre à Liberty ou Achraf, au nom de l’ONU ».

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