Camp Liberty

L’Irak empêche un minimum de protection, la construction d’abris dans Liberty et la fourniture de casques et de gilets de protection

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mur de LibertyMise en garde contre les intentions funestes du gouvernement irakien. Il est nécessaire que le gouvernement irakien et le HCR interviennent pour ramener immédiatement les habitants à Achraf.

11 jours après la pluie de roquettes sur Liberty, le comité chargé de la répression des Achrafiens au cabinet du Premier ministre empêche la mise en place d’un minimum de protection par les habitants qui risquent d’être la cible de futures attaques.

1. A la suite des requêtes continues des habitants de Liberty, mardi 19 février, les représentants du cabinet du premier ministre ont informé les résidents qu’ils ne sont autorisés ni à acheter ni transférer d’Achraf à Liberty, des articles comme des pelles, des pioche et des sacs de sables pour construire des abris individuels et élémentaires.

2. Les représentants du cabinet du premier ministre se sont aussi opposés au transfert d’Achraf des casques et des gilets de protection des habitants ; or ce sont des équipements utilisés dans la défense civile. Quand les forces américaines étaient responsables de la protection d’Achraf, ces équipements étaient achetés par les résidents et officiellement reconnus comme de la défense civile.

3. Les autorités gouvernementales irakiennes n’ont pas non lus autorisé les habitants à installer des murs de béton en T (T-Walls) à l’intérieur du camp. Ces murs se trouvaient à Liberty pour la protection des forces américaines contre les attaques à la roquette et au mortier. A la suite du transfert des habitants à Liberty en février 2012, le gouvernement irakien avait pris la mesure hautement suspecte de déplacer à la hâte ces murs disposés autour des baraquements, hors du camp. Le secrétariat du CNRI avait publié des communiqués le 24 avril 2012 et le 4 septembre 2012 pour protester contre ce retrait et avait appelé le gouvernement américain et les Nations Unies à empêcher cette mesure dangereuse. Selon des experts militaires, si ces T-Walls n’avaient pas été retirés, le nombre de morts et de blesses le 9 février aurait été bien moindre. Les autorités de la MANUI dans la réunion trilatérale du 19 février (les représentants des habitants de Liberty, du gouvernement irakien et de la MANUI) ont été témoins de la décision du gouvernement irakien d’empêcher les mesures de protection élémentaires. Cependant elles n’ont pas protesté, pas plus qu’elles n’ont répondu à aucune des requêtes présentées à cet effet ces dix derniers jours par les représentants des habitants.

C’est la suite de la politique criminelle mise en pace l’an dernier pour empêcher la construction de toute installation ou d’abris à Liberty. Une politique qui montre clairement la responsabilité directe du gouvernement irakien et de son premier ministre dans le massacre du 9 février et dans tout futue préjudice portés à l’encontre des habitants de Liberty.

Par coïncidence, l’agence de presse irakienne Sawt al-Iraq écrivait le 17 février 2013 que des éléments irakiens au parlement à Bagdad empêchaient l’ouverture d’une enquête indépendante pour identifier les auteurs et les cerveaux de l’attaque à la roquette sur Liberty.

Les habitants de Liberty sont des réfugiés a qui le HCR doit protection, et d’autre part le gouvernement américain s’est engagé à protéger chacun d’entre eux jusqu’au règlement final de leur situation.

Tout en mettant en garde contre les intentions funestes du gouvernement irakien, la Résistance iranienne à demandé dans un communiqué l’intervention rapide des USA et du HCR pour ramener immédiatement les habitants à Achraf, où ils bénéficient d’une sécurité relative face à des attaques de roquettes et de mortiers.

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