ActualitésEn iran

L’Iran viole le droit international et exécute un mineur

Posted

TribunedeGeneve– Alireza Tajiki, condamné à mort alors qu’il était encore mineur, a été pendu par les autorités iraniennes. Les ONG réagissent.

L’Iran viole une nouvelle fois le droit international. Alireza Tajiki, mineur au moment de son arrestation, a été exécuté jeudi par les autorités iraniennes à Chiraz, dans la province du Fars (sud-ouest du pays). En 2013, le jeune homme a été reconnu coupable de meurtre et de pénétration anale forcée. Il avait alors 16 ans. Son procès reposait principalement sur des «aveux» qui lui ont été extorqués sous la torture, selon Amnesty International. Il a été privé de la possibilité de consulter un avocat pendant toute la durée de l’enquête. «En poursuivant cette exécution au mépris du droit international, et en dépit de l’opposition publique et internationale, les autorités iraniennes ont de nouveau démontré avec cruauté leur dédain complet envers les droits de l’enfant», a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient à Amnesty International.

Malgré les pressions répétées du Conseil des droits de l’homme (CDH), Téhéran reste de marbre. Les autorités emprisonnent les condamnés et attendent leur majorité pour pouvoir les exécuter. «Elles attendent que les jeunes atteignent l’âge légal, fixé à 18 ans, pour les pendre. L’Iran estime donc que, techniquement, il n’exécute pas de mineurs», explique Nadia Boehlen, porte-parole d’Amnesty International section Suisse.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *