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Maliki viole le protocole d’accord signé avec l’ONU

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Avec ses mesures répressives contre Achraf, l’annonce de mandats d’arrêt contre les Achrafiens, et le fait que si en avril ils n’ont pas quitté l’Irak, il entrera en action

Dans une interview avec la télévision en langue arabe du régime des mollahs al-Alam diffusée le 16 janvier, le premier ministre irakien Nouri Maliki a piétiné le protocole d’accord passé avec l’ONU sur Achraf et les engagements pris auprès des Nations Unies et des Etats-Unis. Tout en répétant les allégations totalement mensongères du régime iranien, il a affirmé : L’OMPI « est impliquée dans des crimes et du terrorisme. Elle a été condamnée pour terrorisme sur le plan international (…) On ne peut ni d’un point de vue constitutionnel et ni à cause de considérations d’intérêts donner à cette organisation la permission d’exister sur le sol irakien. »

Evoquant des mesures répressives et criminelles contre les Achrafiens, il a ajouté : Nous « avons exercé des pressions sur cette organisation. Notre position était de mettre fin à leur présence au 31 décembre. Et nous avions préparé toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à toutes les formes de cette présence. Des interventions et des ingérences ont eu lieu. Le Secrétaire général de l’ONU a pris contact, des personnalités et des responsables dans un souci d’éviter un affrontement avec eux ont finalement demandé qu’ils puissent rester quatre mois de plus en 2012, c’est-à-dire jusqu’à la fin du 4e mois. Un protocole d’accord a été convenu avec l’ONU pour que l’ONU s’en charge (…) jusqu’à ce que cela se termine au quatrième mois et que cela soit rendu à son propriétaire et qu’ils soient transférés dans une base près de l’aéroport. »

Le premier ministre irakien qui reçoit ses ordres de Téhéran violant ouvertement le protocole d’accord a déclaré : « Nous avons actuellement 121 mandats d’arrêts délivrés contre des membres actuellement dans la ville d’Achraf qui ont accusés de crimes. » « Il faut qu’au quatrième mois, leur sortie soit achevée, soit qu’ils partent en Iran selon l’amnistie que la république islamique leur a accordée soit dans des pays tiers qui les auront acceptés comme réfugiés ou que ceux qui ont des passeports voyagent naturellement comme au Canada, en France ou dans d’autres pays dont ils détiennent un passeport. »

Il a ensuite proféré des menaces : « Nous les avons tolérés trop longtemps et nous les supporterons encore ces quatre prochains mois et nous verrons si l’ONU est capable ou non. Si elle s’avère incapable, nous agirons sur la base du fait que nous sommes les maîtres souverains de ce pays et que la présence de cette organisation est une violation de notre souveraineté. »

En même temps des informations venues de l’intérieur du régime des mollahs indiquent que Dana’ifar, son ambassadeur à Bagdad a demandé à Maliki de « renvoyer en Iran les individus appartenant à la direction de l’OMPI et Maliki a promis que ces individus seront remis au régime à la fin du délai fixé et qu’il fera tout pour que cette période soit la plus courte possible. »

Ces informations indiquent que selon les instructions reçues de Téhéran, le gouvernement irakien « en érigeant des hauts murs et en utilisant de nombreux agents de sécurité dans l’enceinte du nouveau camp », a l’intention d’augmenter les pressions sur les habitants « de mettre des bâtons dans les roues dans la mise en œuvre du protocole d’accord avec l’ONU et de perdre du temps dans la mise en œuvre de ses obligations selon ce protocole et ensuite de reprocher à l’OMPI de ne pas collaborer et de violer le protocole. »

De cette façon il ne fait plus aucun doute, comme la résistance iranienne l’a répété à maintes reprises, notamment dans ses communiqués des 2, 9 et 13 janvier, le régime iranien venant à l’aide du gouvernement irakien dans l’intention de faire échouer la solution pacifique pour Achraf. Une solution sur la laquelle insiste la communauté internationale, notamment la secrétaire d’Etat Clinton, la baronne Ashton et le Secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon et pour laquelle les habitats d’Achraf ont renoncé jusqu’à présent à beaucoup de leurs droits inaliénables.
 
Les déclarations de Maliki et les mesures de son gouvernement pour piétiner ouvertement le protocole d’accord du 25 décembre passé avec le représentant spécial du Secrétaire général et la lettre du 28 décembre du représentant spécial aux Achrafiens, montrent bien que Maliki cherche à transformer Liberty en prison pour les résidents d’Achraf avec la signature de l’ONU et en exerçant des pressions pour les faire plier devant les fascisme religieux au pouvoir en Iran. Soit en insistant sur des mandats frauduleux et répétitifs « sur l’amnistie de la république islamique », soit en en insistant sur le fait qu’à la fin d’avril tous les Achrafiens doivent avoir quitté l’Irak sinon il entrera en action, cela montre bien les plans criminels du régime iranien et ses intentions néfastes pour mener ces plans. Parler d’amnistie pour un régime qui a exécuté depuis le début de l’année 43 personnes et a condamné à mort au moins 3 prisonniers politiques pour leurs relations familiales avec les Achrafiens et l’OMPI, est des plus grotesques.

Le régime des mollahs, à la veille de la mascarade électorale du Majlis, en pleine la montée des crises internes et alors que le soulèvement populaire en Syrie déclenchent la sonnette d’alarme à son encontre, pour empêcher sa chute veut en même temps qu’acquérir la bombe atomique, veut éliminer son opposition par l’intermédiaire de ses agents en Irak.

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