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Mansour Koufe’i, membre de l’OMPI et habitant de Liberty, a perdu la vie en raison des restrictions médicales .

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mansour-koufeii-ompiDans l’après-midi du 12 mars 2013, Mansour Koufe’i, membre de l’OMPI et habitant de Liberty, est décédé à l’infirmerie irakienne de Liberty en raison d’un manque de soins médicaux.

Agé de 52 ans, Mansour Koufe’i avait connu la prison politique sous le régime des mollahs au début des années 1980 quand il était étudiant à l’université de Téhéran, et a résisté à ce régime pendant plus de trente ans. Malgré de terribles douleurs, son agonie et le manque d’accès aux soins médicaux, il n’a jamais cessé de combattre la maladie.

De plus, il souffrait également — comme les autres habitants de Liberty — des suites de l’attaque à la roquette sur le camp. Il était atteint d’un lymphome depuis quelque temps et s’il avait reçu un traitement spécialisé et bénéficié d’un suivi médical, il aurait pu être soigné ou au minimum être sous contrôle. Lors de sa dernière visite, le médecin irakien avait diagnostiqué une infection pulmonaire et le traitait pour cela.

Le 14 février, les habitants de Liberty avait écrit une lettre commune au Haut commissaire pour les réfugiés déclarant que Martin Kobler les avaient transférés d’Achraf à la prison de Liberty en usant d’énormes mensonges : la conformité de Liberty avec les normes humanitaires, la promesse d’une réinstallation rapide dans des pays tiers, et l’assurance de la sécurité à Liberty. Au fil du temps, les dimensions étonnantes et astronomiques de ces mensonges s’avèrent de plus en plus claires. Dans son rapport sur les droits humains en décembre dernier, la MANUI, sous la supervision de Martin Kobler a inversé la vérité et présenté une image totalement  à l’opposé des réalités du camp Liberty pour  couvrir ces mensonges. On peut y lire : « Il y a une installation médicale avec un médecin irakien au camp Liberty. Des ambulances sont en alerte constante. » Or ces installations ne sont que deux baraquements avec un docteur dont le seul travail consiste à envoyer les malades à Bagdad. Dans une mesure inhumaine, le gouvernement irakien a interdit le transfert des équipements médicaux des Achrafiens à Liberty, empêchant ainsi les membres de l’OMPI à Liberty de recevoir un minimum de soins et de traitement médicaux dont ils bénéficiaient à Achraf.

La Résistance iranienne appelle le gouvernement américain et l’ONU à entreprendre des actions immédiates pour mettre fin aux restrictions médicales et à l’interdiction de transférer les équipements médicaux d’Achraf à Liberty. Elle rappelle que ces restrictions relèvent de crimes contre la communauté internationale, sont une violation des conventions de Genève, et une violation des lois régissant les droits des réfugiés. Leurs auteurs doivent être traduits en justice. Comme d’autres habitants de Liberty, Mansour Koufe’i était une personne protégée en vertu du droit des réfugiés et de la 4e convention de Genève. Sa carte d’identité délivrée par le gouvernement américain à la reconnaissance de son statut de personne protégée était B356AC6D.

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