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Mohammad Hossein Barzmehri, membre de l’OMPI, est décédé faute d’équipement médical de base à Liberty

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Mohammad Hossein BarzmehriObstacle au transfert du matériel médical de base des habitants malgré les demandes répétées au gouvernement irakien, à l’ONU et aux USA  

Dans la matinée du samedi 13 avril 2013, Mohammad Hossein Barzmehri, ingénieur et réfugié à Liberty, est décédé dans la clinique irakienne du camp. Il a perdu connaissance à 7h45 et a été immédiatement transporté par ses amis à la clinique irakienne du camp qui n’était absolument pas prête à le recevoir. Le générateur était éteint et aucun équipement électrique ne marchait. Les habitants ont rapidement mis en route le générateur et emmené le malade dans la salle des urgences. Mais la clinique ne possède ni masque ambu, ni tube endotrachéal, ni dispositif d’aspiration, ni de défibrillateur. Ils ont apporté le défibrillateur et le dispositif d’aspiration de l’ambulance de la clinique, mais ils ne marchaient pas non plus. Le malade est mort sans qu’un minimum de soins ait pu lui être donné. Le médecin irakien de la clinique a diagnostiqué une crise cardiaque comme cause du décès. Les médecins de l’OMPI à Liberty pensent que la cause du décès est similaire à la mort de Bardia Mostofian, essentiellement due au stress et aux pressions extraordinaire en vigueur à Liberty, en particulier parce qu’après l’attaque du 9 février, il avait été 34 jours au chevet de Hamid Rabi jusqu’à son décès pour essayer de le sauver. Mais en raison de la négligence de Kobler et de sa femme, l’ambassadeur allemand en Irak, Hamid Rabi n’avait pas été transféré en Allemagne où il était résident permanent.

Mohammad Hossein Barzmehri, 61 ans, était ingénieur des ponts et chausses, diplômé de l’université de Washington. Il avait passé 30 années de sa vie dans les rangs de l’Ompi pour se battre en faveur de la liberté du peuple iranien. C’est le 13e membre de l’Ompi à perdre la vie en raison du blocus médical et parce que les habitants n’ont pas accès aux soins médicaux. Avant lui, Mansour Koufe’i, s’est éteint le 13 mars 2013, en raison de l’absence d’un minimum d’équipement médical à la clinique irakienne du camp. Behrouz Rahimian a rendu l’âme le 24 décembre 2012, par négligence médicale. Durant l’attaque à la roquette sur Liberty le 9 février, la clinique irakienne n’a pas eu la moindre réaction. Mehdi Abed qui avait été blessé ce jour-là, est mort lors de son transport à l’hôpital en raison du manque d’équipements de base et d’un retard de deux heures et demie dans son transfert.

Dans un communiqué le 15 mars 2013, la Résistance iranienne (CNRI) disait : « D’une part les habitants de Liberty sont privés du minimum des équipements qu’ils possèdent dans leur propre clinique à Achraf parce que le gouvernement irakien empêche leur transfert à Liberty. D’autre part, la clinique irakienne de Liberty manqué du minimum de base et des équipements élémentaires nécessaires en cas d’urgence, et les habitants n’ont pas accès aux soins médicaux.

Cette clinique ne possède ni dispositif d’aspiration, ni canule, ni set de laryngoscope, ni tube endotrachéal, ni défibrillateur, ni injection d’adrénaline ni de Zantac, ni de tube IV, ni d’autres nombreux matériels que l’on peut trouver dans toute petite clinique. » Le 26 mars, le représentant des résidents dans une réunion avec la direction du camp en présence de la MANUI et du représentant du cabinet du premier ministre a répété qu’ils manquaient d’équipement médical de base. Le représentant du gouvernement irakien, après avoir reçu une liste de ce qui manquait, avait dit que le ministère de la Santé y pourvoirait. Le 1er avril, les habitants ont à nouveau envoyé une liste de ce qui manquait dans la salle des urgences à la MANUI et n’ont cessé de faire des requêtes jusqu’à ce jour, en vain.

Kobler a essayé de présenter trompeusement la clinique irakienne comme étant bien équipée. La MANUI, sous son mandat, a rédigé un rapport totalement faux en décembre dernier dans lequel il est écrit : « Il y a une installation médicale avec un médecin irakien au camp Liberty. Des ambulances sont en alerte 24/24h. »

Le 6 février, Kobler écrivait avec impudence dans une lettre : « parfois les habitants de Liberty ne savent pas qu’un soutien médical est disponible à la clinique irakienne (…) Les résidents pensent que le gouvernement irakien restreint les services médicaux (…) je voudrais vous demander de faire en sorte que chaque résident soit bien informé sur l’installation médicale et les services offerts dans le camp, s’ils choisissent d’y aller. »

A cause la situation médicale à Liberty et la grave pollution de l’air due à l’état des infrastructures, les fièvres virales et l’épidémie d’infection des yeux augmentent. Le nombre de malades atteints de fièvre virale a atteint les 900 et ceux qui ont une infection aux yeux se montent à 450.

Dans son communiqué du 13 avril 2013, la Résistance iranienne a souligné que le blocus médical imposé aux habitants de Liberty est un exemple clair de crime contre l’humanité et que ses exécutants et facilitateurs doivent être jugés. Elle appelle les USA et l’ONU à faire cesser de toute urgence ce blocus inhumain à Liberty, à permettre le transfert du matériel médical d’Achraf à Liberty et de permettre l’accès libre des habitants aux services médicaux en Irak à leurs propres frais.

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