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Nouvel an iranien (Norouz) : Les mères de prisonniers politiques et de martyrs se souviennent de leurs proches

Les Iraniens ont commencé leur nouvel an le 21 mars. Les mères des prisonniers politiques et des prisonniers politiques exécutés ont célébré le nouvel an près des prisons ou à côté des tombes de leurs enfants.

Farangis Mazloum, mère du prisonnier politique Soheil Arabi et mère du prisonnier politique Arsham Rezaii, a célébré le Nouvel An près de la prison de Gohardacht à Karaj. Mme Mazloum a déclaré qu’ils n’étaient pas autorisés à installer leur Haft-sin (assortiment  de 7 éléments traditionnels pour célébrer Norouz)  près de la prison, ils ont donc dû le faire un peu plus loin.

Farangis Mazloum a félicité tous les Iraniens en Iran et à l’étranger et a exprimé le souhait que l’année à venir soit l’année de la liberté de l’Iran. Elle a dit: «J’espère que l’année prochaine, nous serons tous ensemble et que tous les Iraniens pourront vivre ensemble dans le bonheur et la liberté.»

En outre, Mme Sedigheh Maleki, épouse du prisonnier politique Hashem Khastar, et Fatemeh Sepehri, sœur de Mohammad Hossein Sepehri, se sont rassemblées devant la prison centrale de Mashhad (alias la prison de Vakilabad) à la fin de l’année.

La mère et les proches du prisonnier politique exécuté Navid Afkari, ont également célébré Nowruz et l’avènement du Nouvel An à côté de sa tombe.

Les mères des victimes tuées lors du soulèvement de novembre 2019 ont également visité les tombes de leurs enfants innocents et se sont souvenues d’eux au tournant de la nouvelle année avec le traditionnel Haft-sins.

Le régime clérical a également envoyé en exil plusieurs prisonnières politiques à la veille du Nouvel An persan. Ils incluent Maryam Akbari Monfared et Atena Daemi.

Maryam Akbari Monfared a trois filles et ne pourra pas les voir pour les visites du Nouvel An.

Les prisons dans lesquelles ces prisonniers politiques sont bannis sont petites, insalubres et surpeuplées, ce qui augmente la possibilité de contracter le COVID19 qui sévit dans les prisons iraniennes à travers le pays. Commission des femmes, CNRI 

Mères de Reza Moazami tué lors du soulèvement du novembre 2019
Mères de Mehdi Nekouii tué lors du soulèvement du novembre 2019
Mères de  Borhan Mansournia, tué lors du soulèvement de novembre 2019

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