Camp LibertyEn iran

Poursuite du blocus médical de Liberty et torture psychologique des habitants

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LibertyCes derniers jours, les forces répressives irakiennes aux ordres du cabinet du premier ministre, ont intensifié le blocus médical d’Achraf et le harcèlement des malades et des blessés. Elles ont fait des services médicaux un moyen de torturer psychologiquement les habitants.

Les agents de sécurité insultent et persécutent sous divers prétextes les malades qui doivent se rendre dans divers hôpitaux de Bagdad et retardent en général leur départ de manière à ce que dans beaucoup de cas, ils ratent leurs rendez-vous ou y arrivent très en retard et ne puissent en bénéficier pleinement. Ces agents se livrent à des fouilles corporelles de la pire espèce sur les malades. Ils leur retirent les affaires personnelles qu’ils veulent emmener avec eux, jusqu’à la nourriture, et interfèrent de manière constante dans leur dossier médical. Ils créent aussi un climat de peur pour empêcher les médecins irakiens de faire leur travail.

Le 16 décembre, lorsqu’un médecin a prescrit des séances de kinésithérapie pour un blessé de l’attaque du 8 avril 2011, les agents du cabinet du premier ministre ont empêché le malade de s’y rendre.

Dans un autre cas, quand un spécialiste a prescrit une opération à un blessé, les agents irakiens ont demandé à un autre médecin de certifier par écrit que ce malade n’avait pas besoin de se faire opérer.

De même, les agents irakiens ont empêché un malade d’acheter des médicaments prescrits et l’ont renvoyé de force à Liberty.

Lors de l’auscultation d’une malade par un spécialiste, deux agents de sécurité ont fait irruption dans le cabinet, déclenchant les vives protestations de la malade et du médecin.

La Résistance iranienne a appelé dans un communiqué, le Secrétaire général de l’ONU, le gouvernement américain, l’Union européenne et l’ensemble des organes internationaux de défense des droits humains, ainsi que les syndicats de médecins à condamner ce blocus répressif et ces comportements sauvages qui violent les droits humains et le droit humanitaire. Elle leur demande d’agir de toute urgence pour mettre fin à ces tortures psychologiques et à ce blocus médical qui dure depuis quatre ans et qui a conduit jusqu’à présent 14 malades et blessés à agoniser dans la souffrance avant de mourir.

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