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Rapport mondial de l’ONU appelle l’Iran à mettre fin aux violations des droits humains

Les Nations Unies ont publié le Rapport mondial sur la situation des défenseurs des droits humains.

Le rapport examine la situation des droits humains et la répression de leurs défenseurs en Iran et souligne que cette répression s’est intensifiée en 2018.

Atena Daemi
Golrokh Ebrahimi

Le rapport indique que « des dizaines de femmes défenseures sont persécutées pour leur travail légitime. Hoda Amid, Najmeh Vahedi et Rezvaneh Mohammadi ont été arrêtées et détenues arbitrairement dans des lieux inconnus en septembre 2018 en représailles à leur participation à des ateliers sur le droit égal au mariage et d’autres activités pacifiques liées aux droits des femmes. Atena Daemi et Golrokh Ebrahimi Iraee sont détenues pour avoir lutté pour les droits des femmes, s’être opposées au travail des enfants et à la peine de mort. Elles sont maintenues en “quarantaine” et ont des contacts restreints avec le monde extérieur.

« D’éminentes organisations de défense des droits humains n’ont cessé d’exprimer leur préoccupation face aux persécutions incessantes dont sont victimes les défenseurs des droits humains, notamment les journalistes, les avocats, les défenseurs des droits des femmes, les militants étudiants, les militants des droits politiques et civils et les membres des communautés minoritaires.

« L’État considère les défenseurs des droits humains comme des menaces pour la sécurité nationale. Il n’existe donc pas de législation ou de politique nationale pour protéger les défenseurs des droits humains, et les droits énoncés dans la Déclaration ne sont pas respectés. L’Etat a fait valoir que “l’Occident” utilise le terme “défenseur des droits humains” pour protéger ce qu’il décrit comme des terroristes, des espions ou une caractéristique de la propagande d’infiltration occidentale. »

Le rapport mentionne également que « des défenseurs des droits humains ont été soumis à la torture, y compris à des simulacres d’exécutions, à des coups et blessures, à des privations de sommeil et au refus d’accès à des soins médicaux adéquats ; à des arrestations et détentions arbitraires suivies de procès iniques ; à la dispersion violente de manifestations pacifiques ; à l’interdiction de voyager et au harcèlement des membres de leur famille et de leurs enfants ».

Le rapport fait référence à la répression sans précédent dont ont fait l’objet les avocats des droits humains en 2018 et ajoute que le régime iranien « continue de restreindre sévèrement leurs activités en réprimant violemment les manifestations pacifiques, en harcelant et en intimidant les défenseurs des droits humains et leurs familles, en les arrêtant et les incarcérant arbitrairement, en les soumettant à la torture et en les exposant à de mauvaises conditions de détention (plusieurs décès suspects en prison et refus de traitement médical urgent auraient été dénoncés), à des procès iniques et à de lourdes peines ou à l’exécution ».

Le rapport appelle le régime iranien à « mettre fin aux persécutions incessantes dont sont victimes tous les défenseurs des droits humains. L’État devrait reconnaître le rôle social et politique productif et légitime de l’État joué par les défenseurs des droits humains en Iran et ailleurs, et ne plus essayer de les réduire au silence en les qualifiant de voix de l’étranger ou de menaces à la sécurité nationale. Il demande la libération des avocats et autres défenseurs des droits humains actuellement emprisonnés pour leur travail pacifique et légitime ».

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