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Record de femmes droguées en Iran

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Par Jack CRONE

Femmes droguéesDailymail.com, 3 janvier – L’Iran est confronté à une crise d’abus de drogues par un nombre record de femmes jeunes et bien éduquées, accro à la méthamphétamine en cristaux
• Au moins six millions sur les 77,7 millions d’habitants de l’Iran ont des problèmes liés à la drogue
• La dépendance à la meth en cristaux est répandue à travers toutes les classes sociales
• Beaucoup de femmes instruites se retrouvent coincées dans un changement de cultures
• La jeune génération résiste aussi de plus en plus au strict mode de vie islamique

L’Iran est confronté à une crise de toxicomanie féminine qui voit augmenter sans cesse le nombre de jeunes femmes aisées et instruites tomber victimes. Au moins six millions sur les 77,7 millions d’habitants de l’Iran ont des problèmes liés à la drogue, selon les informations officielles.

Et la toxicomanie, en particulier l’adddiction au Chicheh – une forme de cristaux de méthamphétamine de haute pureté – est de plus en plus répandue à travers toutes les classes sociales.

La substance est devenue la deuxième drogue la plus populaire après l’opium chez les jeunes qui cherchent à échapper aux difficultés économiques et sociales, rapporte le Financial Times.

Fumer de l’opium en Iran remonte au moins au 17ème siècle, et le pays a l’un des taux les plus élevés dans le monde de dépendance aux opiacés.

Cela a été reproché au pays pour être une route très empruntée des trafiquants de drogue de l’Afghanistan à l’Europe. Le problème de l’Iran a été dénoncé en 2011, selon Zahra Bonianian, conseillère au centre officiel de contrôle des drogues pour les femmes et les affaires familiales.

Répondant au Financial Times, elle déclare : «C’est quand nous avons réalisé que le nombre de toxicomanes mariées augmentait, que l’âge de la dépendance descendait tandis que le niveau d’éducation [des toxicomanes] s’élevait.»

Elle croit que le gouvernement doit mettre davantage pour protéger les femmes de la toxicomanie.

Une nouvelle génération de jeunes adultes rejette un mode de vie islamique stricte.
Au cours des dernières années, les taux de mariage et de naissance en Iran ont baissé, tandis que le nombre de divorces est à la hausse.

Une femme appelée Mahsa est typique de cette tendance. Après son bac, elle a été forcée de se marier à 18 ans. Elle divorce ensuite et trouve un réconfort dans la drogue. Malgré ses études de psychologie, elle s’est retrouvée dans un centre de traitement pour toxicomane à Téhéran l’an dernier avec une dépendance à la drogue qui lui coûte £ 24 par jour.

Les derniers chiffres officiels indiquent le nombre de femmes toxicomanes a presque doublé ces huit dernières années. Les femmes représentent aujourd’hui 9,3 pour cent des Iraniens touchés. Plus de 50 pour cent des femmes toxicomanes consomment des drogues pour la première fois entre les 15 et 19 ans.

Des experts soutiennent que c’est parce que les femmes ont été considérées comme une priorité de deuxième ordre par rapport aux hommes parce qu’elles représentent moins de dix pour cent des toxicomanes de l’Iran.

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