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Iran: La Résistance exige une résolution de l’ONU sur le massacre en 1988 des prisonniers politiques

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Maryam Radjavi et Jacques Boutault, maire du 2ème arrondissement de Paris

S’adressant à une cérémonie qui s’est tenue à la mairie du 2e arrondissement de Paris, la présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil), Maryam Radjavi, a demandé mercredi aux Nations unies d’adopter une résolution sur le « massacre » de milliers d’opposants politiques en Iran en 1988.
« Nous commémorons l’anniversaire du massacre de 30.000 prisonniers politiques en Iran, un terrible génocide commis par la dictature religieuse », a déclaré Mme Radjavi dans un communiqué publié à l’occasion d’une exposition à la mémoire des victimes de la répression de 1988 à la mairie du IIe arrondissement à Paris, en présence de plusieurs élus français.
M. Jacques Boutault, le maire du 2ème arrondissement de Paris, a ouvert la cérémonie. Mairie2-6Certaines personnalités françaises y ont assisté et ont prononcé une allocution ; parmi lesquelles Mme Rama Yade, ancienne secrétaire d’Etat chargée des droits de l’homme ; l’ancienne candidate à la présidentielle colombienne Ingrid Betancourt ; Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement de Paris.
D’août 1988 à février 1989, les autorités iraniennes ont procédé à des exécutions massives de prisonniers politiques. Près de 5.000 prisonniers ont été tués, selon Amnesty International. Le CNRI, dont la principale composante est l’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), évoque le chiffre de 30.000 morts, pour la plupart des militants de l’OMPI.
« Les Nations unies ont évité de prendre position à ce sujet. C’est ça la politique de complaisance. C’est sacrifier les droits de l’Homme sur l’autel du commerce. Il est temps aujourd’hui pour l’ONU d’adopter une résolution sur ce massacre. La communauté internationale doit faire juger les mollahs au pouvoir en Iran », a demandé Mme Radjavi.
Dans son message, la présidente du CNRI a fait mention d’un enregistrement audio de l’ayatollah Hossein Ali Montazeri, ancien dauphin de l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, qui vient d’être rendu public en Iran.
Selon ce document, daté de 1988, Hossein-Ali Montazeri qualifie la répression de « crime le plus terrible commis en république islamique ».
« C’est à cause de ses protestations que Montazeri a été destitué et assigné à résidence jusqu’à la fin de sa vie », a sou¬ligné la présidente du CNRI, accusant le ministre actuel de la Justice en Iran, Mostafa Pour-Mohammadi, d’être l’un des principaux responsables de la répression de 1988.
Lors de cette exposition des anciens prisonniers politiques iraniens ont partagé avec les visiteurs des récits de leur vécu dans les prisons des mollahs ; de la cruauté des geôliers du régime dont ils ont été témoins mais aussi du courage et de la bravoure des prisonniers politiques exécutés dans ce massacre.Mairie2

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