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Un 25ème réfugié iranien décède en raison du blocus médical inhumain au camp Liberty en Irak

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Si les USA et l’ONU, selon leurs engagements, avaient contraint le gouvernement irakien à mettre fin au blocus et à transférer d’Achraf à Liberty le matériel médical des Achrafiens, ce décès aurait pu être évité.

Jalal Abedini lors d'une manifestation contre le blocus médical tyrannique imposé au camp Liberty
Jalal Abedini lors d’une manifestation contre le blocus médical tyrannique imposé au camp Liberty

Selon un communiqué publié par la Résistance iranienne, dans l’après-midi du 17 avril 2015, Jalal Seyed Abedini, membre des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), est décédé après une opération de six heures dans un hôpital de Bagdad. Ce décès est le résultat du blocus médical inhumain qui l’a privé d’un accès libre aux soins hospitaliers et aux traitements, et qui a retardé ses soins et son opération.

Le 15 avril, il avait été opéré de toute urgence d’une tumeur de 20 cm dans l’intestin. Il souffrait également d’une pathologie aux yeux et aux oreilles et n’avait plus qu’un seul rein depuis des années. C’est la raison pour laquelle son nom figurait de longue date sur les listes des transferts urgents à l’étranger pour des soins, remises à l’ONU et aux pays concernés. Il y a notamment seize mois, son nom figurait sur la liste pour la Finlande (janvier 2014, n° 65), puis sur la liste des malades remise à Mme Jane Holl Lute, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la réinstallation des habitants de Liberty (avril 2014, n°38). Son nom aussi avait été donné pour un transfert au Royaume Uni où il avait reçu à l’origine l’asile politique (février 2014, n°33). Aucune de ces démarches n’avait été suivie d’effet.

Jalal Abedini, enfant courageux de Téhéran qui avait fait des études d’ingénieur en électricité et électronique en Grande-Bretagne, avait rejoint il y a trente ans l’OMPI et l’Armée de libération nationale iranienne dans le combat contre la dictature inhumaine des mollahs. Il est resté fidèle jusqu’au bout à son objectif. Il s’agit de la 25e victime du blocus imposé après le transfert par les USA de la sécurité du camp d’Achraf aux forces irakiennes en 2009. D’autres habitants de Liberty atteints de maladies incurables se trouvent actuellement dans un état critique en raison de ce blocus criminel et leur vie est en danger.

Jalal Abedini, comme les autres membres de l’OMPI à Liberty, bénéficiait du statut de « personne protégée » dans le cadre de la quatrième convention de Genève, avait été enregistré et interrogé par le HCR et classé « personne très vulnérable » sous protection internationale. Il bénéficiait aussi de la protection du protocole d’accord signé entre l’ONU et le gouvernement irakien le 25 décembre 2011. Le gouvernement américain s’est lui aussi à plusieurs reprises, notamment dans l’accord quadripartite d’aout 2012, le plan commun de la MANUI et de l’ambassade des USA du 5 septembre 2013 et la lettre de la Secrétaire d’Etat adjointe des USA le 6 septembre 2013 adressée à Maryam Radjavi, engagé à assurer la sécurité et le bien-être des habitants de Liberty. Si les USA et l’ONU, selon ces engagements, avaient contraint le gouvernement irakien à mettre fin au blocus et à transférer d’Achraf à Liberty le matériel médical des Achrafiens, ce décès aurait pu être évité.

Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne, a salué la résistance et la persévérance de Jalal Abedini. Elle a adressé ses condoléances aux combattants de la liberté au camp Liberty, en rappelant les engagements écrits et répétés du gouvernement américain et de l’ONU. Elle les a appelés à agir de toute urgence pour mettre fin à ce blocus médical qui relève ouvertement du crime contre l’humanité.

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