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Un habitant du camp Liberty décède faute d’accès aux soins médicaux

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Reza Nassiri - ompi14 habitants d’Achraf et de Liberty sont morts en raison du blocus médical  

M. Reza Nassiri, 46 ans, habitant du camp Liberty, est décédé dans un hôpital de Bagdad dans l’après-midi du 24 avril, en raison d’un manqué d’accès aux soins, au retard de son hospitalisation et aux obstructions faites à son traitement.

Il combattait le fascisme religieux en Iran depuis 24 ans dans les rangs de l’OMPI. Il avait été greffé d’un rein en 1997 et suivait un traitement médical. Il a été soumis à de graves problèmes quand le blocus d’Achraf a commencé en 2009. Cependant les médecins de la clinique d’Achraf lui ont procuré des soins de base avec le matériel dont ils disposaient. Après son transfert à Liberty, le manque d’équipement l’a privé de soins, ce qui a provoqué des complications rénales.

Quand il avait été hospitalisé en décembre dernier, la police secrète irakienne aux ordres du cabinet du Premier ministre a fait obstruction à son traitement. Dans une lettre à Gyorgy Busztin, l’adjoint de Martin Kobler, il écrivait le 12 décembre : « Je soussigné Reza Nassiri Taymour, souffre d’un grave problème rénal, mais voilà des mois, depuis mon transfert dans ce camp, que je manque de médicament. Je suis enfin allé hier à Bagdad. Je dois dire que, dès le départ, nous avons été confrontés à de mauvais traitement, des insultes, des humiliations et des comportements barbares. L’agent des services de renseignement qui nous accompagnait (…) a fait obstruction à mes tests à l’hôpital sous prétexte qu’il était 12h30 et que les heures de travail administratif étaient terminées. En particulier, il a dit à une infirmière « ne vous occupez pas d’eux » (…) il a refusé de nous laisser aller au bureau du directeur de l’hôpital pour résoudre nos problèmes. »

Reza Nassiri - ompi 2

Il avait écrit le 13 décembre 2012 au directeur des droits humains de la MANUI et au représentant du HCR : « En tant que malade dans ce camp, mon seul désir est de bénéficier de soins médicaux appropriés dans le cadre des lois internationales régissant les droits humains et nous devrions avoir un accès libre aux soins médicaux, ne pas être traités comme des prisonniers, et je crois qu’en tant qu’organisation humanitaire, vous pouvez changer la situation que les Irakiens ont créée. »

Après un long retard, des spécialistes l’ont examiné et pour faire un diagnostic exact, ils ont demandé une biopsie immédiate de ses reins. Mais les obstructions continues du comité dépendant du Premier ministre ont fait en sorte que cela ne se fasse pas pendant un mois et demi. S’il n’y avait pas eu de blocus médical, cela aurait pu se faire en quelques jours.

Le 22 avril, l’état de Reza s’est détérioré pour devenir critique. Ses amis l’ont emmené à la clinique de Liberty. La clinique l’a envoyé à l’hôpital le lendemain alors qu’il était dans le coma. Il s’est éteint à l’hôpital le 24 avril. Reza Nassiri est le 14e habitant de Liberty qui décède en raison du blocus médical d’Achraf et de Liberty. Avant lui, à Liberty, deux autres habitants, Mansour Koufe’i le 12 mars et Hossein Barzmehri le 13 avril, sont décédés faute de matériel médical de base dans le camp.

Dans un communiqué le 14 mars, le CNRI déclare : « D’une part, les habitants de Liberty sont privés du minimum de moyens médicaux qu’ils possédaient dans leur propre clinique à Achraf et dont le gouvernement irakien empêche le transfert à Liberty, et de l’autre, la clinique irakienne de Liberty manque du minimum et des équipements de base nécessaire pour traiter des urgences, et les habitants n’ont pas d’accès libre aux services médicaux. »

La Résistance iranienne a souligné dans son communiqué que le blocus cruel imposé aux habitants du camp Liberty est un crime flagrant contre l’humanité et que ceux qui en sont responsables et qui le facilitent doivent être traduits en justice. La Résistance iranienne a appelé le gouvernement américain et l’ONU à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à ce blocus inhumain du camp Liberty, à lever les restrictions sur le transfert des équipements médicaux d’Achraf à Liberty et à permettre aux résidents d’avoir un accès libre aux services médicaux en Irak à leurs propres frais.

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