ActualitésFemmes

Un plan pour «éliminer» les violences faites aux femmes

Posted

Département_AriègeLe département de l’Ariège vient de se doter d’un cinquième plan de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes. Un phénomène de société que tous les acteurs concernés souhaitent parvenir à «éliminer».

Objet de six mois de travail, le cinquième plan départemental de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes est désormais activé. Signé ce lundi après-midi par le préfet de l’Ariège, Nathalie Marthien, et le procureur de la République de Foix, Olivier Caracotch, ce document «exemplaire», selon le qualificatif employé par la représentante de l’État dans le département, propose seize actions à mener pour continuer à combattre ce phénomène de société.

Car l’Ariège n’est pas épargné par ce fléau des violences conjugales. Lesquelles concernent principalement les femmes, même si quelques hommes ne sont pas épargnés. Alors, si les principaux objectifs de ce plan courant jusqu’en 2016 (il sera alors temps de l’évaluer et tenter de l’améliorer, si nécessaire) sont évidemment de renforcer la protection des victimes et de punir les auteurs, ce document comporte également un volet «sensibilisation», notamment en direction des plus jeunes dans le milieu scolaire. «Il faut faire entrer dans les esprits que les violences conjugales sont un délit puni par la loi ; que les femmes victimes doivent déposer une plainte ; et que commettre des violences sur une femme est un comportement inadmissible», assure Nathalie Marthien.

Le préfet de l’Ariège sait pouvoir compter sur la mobilisation de tous les acteurs concernés (justice, police et gendarmerie, collectivités locales, associations et services de l’État) afin que ce plan porte ses fruits. C’est déjà le cas, en témoigne l’évolution du nombre de femmes victimes — recensée — qui déposent plainte : de 30 % en 2004, cette proportion est passée à 47 % en 2013.

«Les victimes osent davantage porter plainte»

«Et cela devrait encore augmenter cette année», estime Nathalie Marthien. «Mais cette hausse des statistiques ne veut pas dire que les violences conjugales sont de plus en plus nombreuses. C’est simplement que les victimes osent davantage déposer plainte», précise le procureur de la République.

Les communes du département ont également un grand rôle à jouer, avec les associations telles que, entre autres, le centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), dans l’accueil des victimes en cas d’urgence. Ainsi, Foix, Pamiers, Saint-Girons et Lavelanet mettent à disposition un «accueil de jour». «Il s’agit de structures où les femmes victimes de violences conjugales peuvent, sans rendez-vous, venir se reposer et rencontrer des professionnels qui pourront les conseiller, les orienter et les accompagner dans leurs démarches», explique Nicole Surre, déléguée aux droits des femmes et à l’égalité pour le département, et cheville ouvrière de ce plan.

Lequel, même s’il est déjà en œuvre, sera officiellement lancé à partir du 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *