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Vosges : Epinal finance un téléphone pour les femmes en danger

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Lancé en septembre 2015, le dispositif « téléphone grand danger » permet à des femmes victimes de violences d’être équipées de « smartphone à alarme ». Le procédé est soutenu par la Ville d’Epinal.telephones-dalerte-pour-les-femmes-en-danger

«Ça peut éviter certains drames ! » Pour Claudine Renard, la présidente du CDIFF Vosges (Centre d’information sur les droits des femmes et des familles), cela ne fait aucun doute : le dispositif téléphone grave danger est un nouvel outil dans la lutte contre les violences faites aux femmes qui peut sauver des vies.

Mais de quoi s’agit-il ? Le dispositif qui dépend du tribunal d’Epinal est effectif dans les Vosges depuis le 4 septembre 2015. Il s’agit ni plus ni moins que d’un simple smartphone ; sauf que celui-ci est équipé, sur le côté, d’un bouton qui, quand on le presse, met la femme automatiquement en relation avec une plate-forme spécialisée de Mondial assistance. Ainsi, dans une situation de violence, la femme peut discrètement déclencher l’alerte. L’opérateur contactant dans la foulée les forces de l’ordre si nécessaire puisque ce dernier peut entendre ce qui se passe et géolocaliser la personne. Trois téléphones de ce type ont, pour l’heure, été distribués dans le département sur décision du Parquet. Mais qui cela concerne-t-il ?

Les téléphones sont attribués sur décision du juge des libertés. « Il faut qu’il y ait déjà eu une procédure d’éloignement » , précise Claudine Renard dont l’association est partie prenante dans le dispositif puisque chargée de l’accompagnement de ces femmes victimes de violences conjugales. Le bourreau n’étant, bien sûr, pas informé, que sa victime est équipée de ce dispositif.

Les trois téléphones actuels ne suffisent pas à combler les besoins ; l’acquisition de trois nouveaux appareils serait souhaitable. La Ville d’Epinal a décidé de montrer l’exemple en signant une convention qui l’engage à financer l’achat d’un téléphone, mais aussi d’assurer le coût de son fonctionnement (200 € le téléphone + 1 100 € de fonctionnement par an). « On ne peut pas être insensible à cette cause », a justifié le député-maire Michel Heinrich ; le procureur de la République, Etienne Manteaux, qualifiant de « véritable fléau » les violences faites aux femmes rappelant le terrible chiffre de 202 morts violentes en France en 2014.

Pour l’heure, aucun déclenchement d’alerte n’a été lancé mais les différents partenaires s’accordent à dire que le simple fait de posséder ce téléphone permet à la femme de retrouver confiance et sérénité.

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